« Pour un ancien secrétaire parlementaire aux langues officielles, c'est inacceptable », a critiqué le député néo-brunswickois.
Le projet de loi de M. Godin exigeant la nomination de juges bilingues à la Cour suprême a été adopté la semaine dernière aux Communes. Aucun conservateur n'a manifesté un appui.
« C'était un vote libre, il n'y avait donc aucune raison de s'opposer à ce projet de loi, a déclaré M. Godin. Tous les conservateurs viennent de lancer un message clair aux francophones de partout au Canada, c'est-à-dire qu'ils ne considèrent pas le français sur un pied d'égalité avec l'anglais. »
M. Lemieux a toujours soutenu que le bilinguisme ne s'avérait pas un critère primordial pour les magistrats du plus haut tribunal au pays. À son avis, la nouvelle loi adoptée en chambre pourrait même limiter l'accès à un juge unilingue francophone.
Une position qui a fait bien rire M. Godin.
« Qu'il me donne un seul exemple depuis 1867. Il n'y a jamais eu une nomination d'un francophone qui ne parlait pas l'anglais », a-t-il fustigé.
Verner
Le député acadien ne s'est pas fait prier non plus pour critiquer la position de la ministre de la Francophonie, Josée Verner.
« Mme Verner, ne croit pas dans sa propre francophonie ! »
Lors de la présentation de son rapport annuel, le commissaire aux langues officielles Graham Fraser a précisé que la traduction simultanée n'était pas satisfaisante pour les personnes qui interprètent les lois.
« C'est pourtant bien simple, les lois sont écrites dans les deux langues, elles ne sont pas traduites, la connaissance des deux langues est donc essentielle pour comprendre les subtilités de la loi et pour l'interpréter adéquatement », soutient M. Godin.
Le député affirme qu'il n'a reçu aucune plainte de la communauté anglophone. Au contraire, il dit plutôt avoir été félicité pour son initiative.











