« J'ai évité les messages négatifs pendant deux ans à l'endroit du gouvernement mais, aujourd'hui, je suis obligé de changer le ton», a-t-il prévenu d'emblée.
« Je fus piqué au vif par un député fédéral francophone du nom de Royal Galipeau qui m'a engueulé comme un poisson pourri récemment parce que la FAFO appuyait les efforts du maintien de la programmation française de la Société Radio-Canada en région. Couper les vives de Radio-Canada, c'est étranglé notre francophonie canadienne ! », a-t-il déclaré devant une foule approbatrice.
D'ailleurs, les quelque 170 membres de la FAFO présents au congrès biennal ont appuyé, à l'unanimité, une résolution exigeant l'organisme de poursuivre ses démarches pour venir en aide à la société d'État.
M. Ryan a aussi pointé du doigt le fédéral en ce qui a trait à sa décision de « couper le programme national d'alphabétisation » ainsi que celle « d'étouffer le Centre canadien d'apprentissages des adultes », tous deux des ressources importantes pour les aînés.
Critiques en rafale
Hors de lui, M. Ryan a aussi exigé aux conservateurs de rendre des comptes quant aux coupures dans le domaine de la culture, l'abolition du Programme de contestation judiciaire et le retard, à l'automne prochain, de la mise en place d'un programme de droits linguistiques. Il a aussi dénoncé le financement inadéquat au sein de la francophonie ontarienne.
« Ils font sourde oreille à nos demandes. Nous avons un gouvernement fédéral qui nous étouffe, qui écrase les francophones hors Québec et qui néglige ses obligations constitutionnelles envers les minorités » a-t-il renchéri.
Par ailleurs, Francine Poirier, une résidante de Treadwell, dans l'Est ontarien a été élue à la présidence de la FAFO.











