Le sort du président sortant, André Cornellier, est entre les mains des quelque 2300 chauffeurs d'autobus et mécaniciens de la section 279 du Syndicat uni des transports (SUT), lors du vote qui se déroule demain et jeudi dans les garages d'OC Transpo.
M. Cornellier s'est retrouvé à l'avant-scène durant la grève du transport en commun de 53 jours l'hiver dernier, où le conflit de travail a pris des allures de conflit de personnalité entre lui et le maire d'Ottawa, Larry O'Brien.
La présidence est convoitée par deux autres adversaires qui sont Normand Deschamps et Farhad Abesteh.
M. Deschamps a déjà été membre de la direction du syndicat et souhaite y effectuer un retour en remportant la présidence. M. Abesteh est pour sa part membre sortant du conseil syndical.
« Il y a des élections internes et il y a du monde qui veut prendre avantage de la situation. » - André Cornellier
M. Cornellier a quant à lui été élu président du local 279 de 2000 à 2003. Il a ensuite été remplacé par Bob Simpson avant d'effectuer un retour en 2006.
L'un des enjeux de cette course à la présidence est la décision des membres de renoncer ou non à leur droit de grève. Un vote doit avoir lieu à cet effet à l'automne.
La direction du syndicat a déjà conclu le mois dernier une entente de principe avec la Ville, selon laquelle les deux parties acceptent de renoncer à leur droit de débrayer ou de lock-out.
Le vote qui devait avoir lieu cette semaine est reporté au mois de septembre. M. Cornellier y voit des manoeuvres politiques à l'approche des élections syndicales.
« Il y a des élections internes et il y a du monde qui veut prendre avantage de la situation », a-t-il indiqué.











