La publicité sera lancée par le Groupe de revendication des contribuables d'Ottawa (Ottawa Taxpayer Advocacy Group) qui se dit à but non lucratif. L'entité emprunte notamment l'expression «zéro veut dire zéro» attribuée au maire d'Ottawa, Larry O'Brien, durant la campagne électorale de 2006.
Le groupe a vu le jour au cours des derniers mois, notamment en réaction aux hausses des impôts fonciers et à la façon dont sont gérées les finances de la Ville.
Le conseiller municipal et président du comité de transport en commun d'Ottawa, Alex Cullen, se dit préoccupé par cette publicité qui, selon lui, veut véhiculer de faux messages sur la Ville.
L'élu demande aux fonctionnaires municipaux de vérifier les informations avancées par le groupe pour voir si elles sont fondées ou erronées. M. Cullen ne désire pas freiner la publicité, mais veut que la Ville fasse contrepoids en présentant sa version des faits.
«Le groupe a le droit à ses opinions en ce qui a trait aux finances de la Ville, mais il ne peut transformer les faits sans que ceux-ci ne soient remis en cause», indique M. Cullen.
Sur le site du groupe on peut lire que depuis les fusions municipales, le nombre d'employés municipaux aurait dû être réduit, alors qu'il a au contraire augmenté de plus de 20 %. «Par conséquent, plus de 50 % du budget total de la Ville est consacré à la rémunération, par rapport à la moyenne de 39 % pour les autres villes de l'Ontario.»
L'avocat en chef de la Ville, Rick O'Connor, indique que selon la politique révisée sur les règles de publicité d'OC Transpo et celle des Normes canadiennes de la publicité, la municipalité ne peut «empêcher» ce type de publicité.
L'hiver dernier, OC Transpo avait refusé dans un premier temps une publicité athée, mais la municipalité avait dû se raviser pour des raisons de liberté d'expression.
« Dieu n'existe probablement pas. Arrêtez maintenant de vous faire du souci et commencez à profiter de la vie », était la publicité suggérée par l'organisation Freethought Association of Canada.











