« Que les armoiries royales de France constituent toujours un artefact au Musée canadien de la Guerre a de quoi surprendre, pour ne pas dire en révolter plus d'un », écrit Jean-Paul Perreault, dans une lettre envoyée hier matin au maire de Québec, Régis Labeaume, le priant d'insister auprès d'Ottawa pour que les armoiries soient rapatriées dans la Vieille capitale.
Deux exemplaires
Or, assure le musée de la guerre, la Ville de Québec détient déjà une sculpture identique à celle qui trône au musée situé sur les plaines Le Breton.
« Il existe seulement deux exemplaires originaux de ce type d'armoiries, indique le porte-parole du Musée canadien de la guerre, Pierre Leduc. L'un est à Québec, l'autre à Ottawa. Dans les deux cas, elles ont été obtenues au début du xxe siècle. »
L'exemplaire d'Ottawa est situé dans la galerie 1 du musée de la guerre, tandis que la deuxième copie de ce blason datant de 1725 trône actuellement au Musée de la civilisation, à Québec.
Jean-Paul Perreault avoue qu'il ne savait rien de l'existence d'une seconde copie de ce blason. « Peu importe, dit-il. C'est impensable que celui-ci soit situé au musée de la guerre. Ce devrait être retourné à la Ville de Québec. »
Selon le site du musée, à partir de 1725, un ordre est donné d'accrocher les armoiries royales de France au-dessus des portes principales des villes et des forts de la Nouvelle-France.
Lorsque Québec capitule devant les troupes britanniques, le 18 septembre 1759, les vainqueurs arrachent ces armoiries, qui sont ensuite envoyées dans la capitale anglaise.
« Dans le cas de la copie qui se trouve à Québec, elle a été transportée dans le village de Hastings, en Grande-Bretagne. Elle y est restée près de 150 ans, avant d'être restituée à Québec », ajoute M. Leduc.
Pas de demande
Il a été impossible de savoir si la Ville de Québec songe à reprendre possession de l'artefact. L'attaché de presse du maire de Québec Régis Labeaume n'a pas retourné nos nombreux appels, hier.
Pour M. Perreault, il serait « idéal » que le blason du Musée se retrouve à Québec à temps pour le 250e anniversaire de la capitulation de Québec, le 18 septembre prochain. « Nous n'avons jamais reçu aucune demande en ce sens », dit M. Leduc.











