Communiqués, sites web personnels, événements médiatiques, appuis de personnes influentes et autres initiatives électorales : il y a rarement eu une telle fébrilité pour une course à l'investiture libérale fédérale dans la circonscription historiquement rouge.
L'objectif demeure de renverser la vapeur et regagner le fief des mains du conservateur Pierre Lemieux, en poste depuis presque quatre ans, à la suite d'une suprématie libérale de plus de 40 ans.
Première étape cruciale : on doit recruter monsieur et madame Tout-le-monde au sein du PLC. Seuls les membres en règle du comté auront le droit de vote contrairement à une élection générale où tout adulte a une voix. En date de vendredi dernier, 1324 personnes s'étaient procuré leur carte de membre. La course pour gagner leur appui a bel et bien débuté.
Les candidats
Procureure adjointe de la Couronne au palais de justice de L'Orignal, Julie Bourgeois utilise tous les moyens technologiques possibles pour se faire entendre : Facebook, Twitter, YouTube et site web en plus de se déplacer régulièrement à des activités communautaires.
« Je me présente pour un nouveau départ. Un nouveau départ pour nous, martèle celle qui a été la première à déclarer ses intentions publiquement. Je crois surtout à la force de nos gens d'ici. Je veux et je peux faire une différence. Ensembles, nous formeront une force implacable. »
Hier soir, elle a reçu un appui de taille de la grande dame de la francophonie ontarienne, Gisèle Lalonde, lors d'un rassemblement de ses troupes à Casselman.
« Julie Bourgeois va apporter du neuf, des idées nouvelles. C'est une femme intelligente. Elle ne votera pas contre le bilinguisme des juges [à la Cour suprême]. L'Ontario français a besoin de Julie. Le Canada français a besoin de Julie au gouvernement fédéral », a déclaré celle qui a présidé le mouvement de ralliement SOS Monfort.
De son côté, le maire de Russell Ken Hill, se dit « la nouvelle voix d'expérience ». S'il utilise son site Internet et Facebook pour avancer sa cause, il évite toute campagne axée sur une propagande démesurée.
« C'est ce que Pierre Lemieux fait et les gens en ont assez ! Les gens connaissent mes valeurs. Je travaille plus discrètement, mais je fais en quelque sorte du porte-à-porte auprès des libéraux. En bout de ligne, il faut qu'ils choisissent le candidat qui peut battre M. Lemieux », lance-t-il.
À Hawkesbury, le conseiller municipal, Gilles Roch Greffe, estime qu'il est le candidat de choix pour mener les libéraux à la terre promise. Absent du web, il a quand même acheté des publicités dans des journaux locaux pour se rendre visible.
À son avis, ses expériences à titre de travailleur manufacturier, de politicien et de bénévole font de lui l'homme de la situation.
« Le gouvernement Harper manque de respect envers les Canadiens. M. Lemieux embarque dans le jeu de son parti en distribuant régulièrement des tracts mensongers par la poste. C'est de l'enfantillage », accuse-t-il.
Finalement, Maryanne Kampouris, une habituée du processus, récolte des appuis depuis Maxville. La vice-présidente des politiques de la section Ontario du PLC, qui avait perdu contre l'ex-candidat, Daniel Boudria, à la dernière investiture libérale de GPR au printemps 2007, n'a pu être jointe par LeDroit hier pour commenter davantage. Son site Internet présente des informations sommaires tout au plus.
Rencontre à Hawkesbury
Membres du PLC et public en général sont invités au Club de golf La Cité, ce soir à Hawkesbury, où les candidats étaleront leur vision libérale et parleront des enjeux locaux. Plus discussion que débat, l'activité débute à 19 h et sera répétée le 24 août à Cumberland et le 27 août à Alexandria.
L'investiture libérale se déroulerait le 10 septembre. Toutefois, la date ni le lieu ont été officialisés.











