Dons controversés de la société d'État

L'Ud'O acceptera le dernier paiement d'Hydro-Québec

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Caroline Barrière
Le Droit

Malgré la controverse entourant des dons d'Hydro-Québec à des écoles privées, l'Université d'Ottawa n'a pas l'intention de refuser le dernier paiement que la société d'État doit lui verser cette année.

En 2005, l'Université avait reçu un don de 150 000 $ pour son programme en droit civil de la Faculté de droit à raison de 30 000 $ par année pendant cinq ans.

À l'époque, le geste avait fait grand bruit et plusieurs péquistes avaient dénoncé cette décision, alors que des deniers publics étaient accordés à une université ontarienne.

De plus, certains avaient déploré le fait que la campagne de financement était dirigée par la vice-présidente principale d'Hydro-Québec, Marie-Josée Nadeau, elle-même diplômée de l'Université d'Ottawa.

L'Ud'O s'explique

« Quant à nous, le débat est clos depuis plusieurs années. Le gouvernement avait demandé un rapport à Hydro-Québec, mais avait ensuite compris nos actions et le lien qui nous unit avec le Québec. Je ne vois pas pourquoi cette histoire revient sur le tapis, puisque la problématique actuelle touche les écoles privées », a souligné Sébastien Grammond, doyen de la Section de droit civil à l'Université d'Ottawa.

Il a rappelé que 90 % à 95 % des étudiants qui suivent ce programme proviennent du Québec et retournent y pratiquer à la fin de leurs études.

« Quant à nous, le débat est clos depuis plusieurs années. » - Sébastien Grammond

Il a également indiqué que la Section de droit civil avait formé des personnes qui assumaient aujourd'hui des rôles de leader au sein de la société québécoise comme des maires, des députés et des ministres.

« Une fois qu'on a compris ces choses au sujet de notre université ontarienne, on peut comprendre la vraie nature du geste d'Hydo-Québec », a ajouté Sébastien Grammond.

Le gouvernement de Jean Charest a demandé à Hydro-Québec de revoir sa politique de dons et de commandites en matière d'éducation, à la suite de dons qui devaient être versés au Collège Notre-Dame et au Collège Jean-de-Brébeuf à Montréal.

Ces deux établissements privés ont ensuite renoncé à l'aide financière d'Hydo-Québec.

Pour sa part, le séminaire de Sherbrooke a déjà fait savoir qu'il ne rembourserait pas les sommes qui lui ont été consenties, car l'argent avait déjà été dépensé. Hydro-Québec a déjà annoncé qu'elle n'effectuera plus de dons à des écoles privées.

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