« Nous sommes inquiets car c'est quelque chose hors de notre contrôle. Il y a eu des problèmes mécaniques et quelqu'un doit être tenu responsable », a confié au Droit Gary Barton, maire du canton de Champlain.
Un été de forte pluie et différents bris mécaniques à des usines de traitement des eaux usées ont fait en sorte que plus de 800 millions de litres de ces rejets non-traités ont été déversés dans la rivière des Outaouais au cours des derniers mois.
La forte présence de bactéries coliformes a forcé la fermeture de la plage du village de L'Orignal pour la première fois depuis des lustres, a noté M. Barton.
« Nous voulons avoir des réponses d'Ottawa et savoir ce qu'ils vont faire pour corriger la situation », a fait savoir Robert Kirby, maire du canton de Hawkesbury Est et président des Comtés unis de Prescott et de Russell.
Pour ce faire, le gouvernement régional est en train de rédiger une lettre demandant à la Ville de leur partager leur stratégie.
Cette lettre devrait être envoyée d'ici la fin du mois de septembre.
Rappelons que le mois dernier, la Ville d'Ottawa a signé un contrat de 7,5 millions $ avec la firme Taggart/Doran pour la construction d'un nouveau régulateur afin de limiter les déversements d'eaux usées dans la rivière des Outaouais.
Eau potable de qualité
Pendant ce temps, l'Agence ontarienne des eaux (AOE) se veut rassurante : la qualité de l'eau potable au sein des municipalités longeant la rivière des Outaouais n'est pas compromise.
En dépit des préoccupations des communautés à l'égard de la source d'eau polluée, les stations de traitement des eaux usées de Rockland, Lefaivre et Wendover fonctionnement parfaitement, estime Jacques Breen, gestionnaire de l'exploitation de l'AOE.
« Les installations continuent à fournir de l'eau potable de qualité, conforme aux normes provinciales rigoureuses », dit-il.
Ce dernier explique que le fonctionnement de chaque système mise sur une approche multibarrières qui prévoit plusieurs niveaux de protection pour assurer la qualité de l'eau.
« Même si une barrière devenait insatisfaisante, les autres continueraient à protéger l'eau potable », souligne M. Breen.
De plus, une surveillance régulière et une surveillance ponctuelle de plusieurs paramètres s'effectuent régulièrement pour assurer la qualité de l'eau potable, assure-t-il. Des milliers d'échantillons sont prélevés annuellement.
L'AOE, en collaboration avec les municipalités, possède également des plans d'intervention advenant une urgence.












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