Le maire d'Ottawa, Larry O'Brien, a convoqué d'urgence une réunion extraordinaire du conseil municipal, à 9 h ce matin, pour discuter de l'entente à l'amiable que cherche à conclure la Ville avec le requérant. « Nous espérons que tout cela sera derrière nous et que nous allons être libérés de cette pression que cela exerce sur la Ville », a déclaré le maire aux médias, hier.
La rencontre d'aujourd'hui survient après que le conseil s'est réuni à huis clos pendant six heures, mercredi, pour discuter de l'offre de Siemens et de Ciment St-Laurent qui cherchent à obtenir la somme compensatoire de 36,7 millions $ de la municipalité.
Les négociations se sont poursuivies entre les avocats de la Ville et de la partie adverse, hier, pour discuter des détails de l'entente. Les élus recevront aujourd'hui une mise à jour, ce qui ouvre la voie à un règlement, à défaut de quoi, l'affaire connaîtra un dénouement en cour.
Hier, le maire a défendu l'entente à l'amiable que la Ville s'apprête à conclure, estimant qu'elle est le prix à payer pour avoir évité d'aller de l'avant avec un projet de train léger « amplement défectueux ».
Le maire soutient qu'il est préférable pour la Ville et les résidants de débourser 36,7 millions $ pour mettre fin à la poursuite intentée par le consortium, après que le conseil eut annulé en décembre 2006 le projet de train nord-sud d'un milliard de dollars approuvé par le conseil précédent. « C'est très important (cette entente), dans le contexte où nous avions pris la décision politique de ne pas aller de l'avant avec un projet de train léger amplement défectueux, pour nous tourner vers un plan acceptable pour les citoyens d'Ottawa », indique M. O'Brien.
M. O'Brien ajoute que les dernières élections municipales étaient en réalité un « référendum » sur le projet de train léger. « Les citoyens n'étaient pas contents du projet, alors nous avons appuyé sur le bouton nous permettant de revenir à la case départ », dit-il.
Selon le maire, l'ancien projet aurait coûté aux contribuables 500 millions $ de plus que ce qui était prévu. Le consortium a intenté une poursuite de 217 millions $ contre la Ville pour bris de contrat il y a plus de deux ans.













