Selon les promoteurs privés et la Ville, le projet de stade professionnel de 250 millions $, visant à revitaliser le parc Lansdowne, transformera plus de 40 % du site de 37 acres « en espaces verts et en espaces ouverts ».
Or, l'élu représentant le quartier Capitale, où le projet doit voir le jour, estime que ces données sont biaisées. Il fait notamment valoir que les promoteurs incluent dans leurs plans un stationnement de béton recouvert de gazon qui serait situé sur le site, près de l'entrée de la promenade Reine-Élizabeth longeant le canal Rideau.
« Le maire et les représentants du projet persistent à dire que leur plan de partenariat du parc Lansdowne transformera 40 % du parc en espaces verts. C'est faux selon mon analyse, ce serait seulement 11 % d'espaces verts ou l'équivalent de quatre acres de terrain. Si on ajoute le stationnement en question, alors c'est 19 % », indique un allié de M. Doucet et architecte vivant dans le Glebe, près du parc Lansdowne, Lester Johnson.
« Comment peut-on dire d'un stationnement qu'il s'agit d'un espace vert ? C'est un endroit conçu pour les voitures et non pas pour permettre aux résidants de jouer au soccer, alors qu'ils pourraient tomber sur du béton en pratiquant le sport », renchérit le conseiller Doucet.
Ce dernier fait aussi valoir que les dessins du projet présentés par les promoteurs sont trompeurs, car ils incluent les 14 acres de terrain appartenant à la Commission de la Capitale nationale (CCN), le long de la promenade, ainsi que les cinq acres du parc Sylvia-Holden situé tout près.
Le président du groupe GBA et consultant de Lansdowne Live, Graham Bird, fait pour sa part valoir que le projet comporte près de 55 % d'espaces ouverts, dont 26 % d'espaces verts, le tout excluant les terrains de la CCN et le parc.
Il ajoute que le stationnement dont parle M. Doucet sera composé de gazon reposant sur un sol solidifié par des roches ou du plastique.
« Cela permettra d'accueillir une foule de mille personnes lors de concerts qui pourront amener leur chaise et permettre la tenue d'événements comme le Bal de neige et le Festival des tulipes. C'est aussi un endroit où les gens pourront pique-niquer ou jouer au soccer », indique M. Bird.
Campagne
Les opposants au projet, de concert avec le conseiller Doucet, ont par ailleurs lancé, hier, la campagne « Demande-moi » (Ask-Me) visant à informer les citoyens des risques du projet.
Cette initiative vise entre autres à contester le processus non compétitif, selon plusieurs, auquel la Ville a eu recours en concluant une entente de principe avec le Ottawa Sports & Entertainment Group (OSEG) formé de gens d'affaires de la région.
Une centaine de bénévoles revêtant un chandail vert et arborant le slogan de la campagne participent aux consultations publiques organisées par la Ville et ayant débuté lundi soir. Des séances ont lieu tous les soirs de la semaine dans les différents secteurs de la ville.
Lundi, quelque 1300 citoyens ont assisté à la première séance de consultations qui avait lieu dans les installations du parc Lansdowne.












