Un représentant de la CCN a indiqué, hier, que l'entente actuelle avec la Ville ne permettait pas au service de navettes de circuler sur la promenade Reine-Élizabeth, par exemple, lors de parties de la Ligue canadienne de football qui attireront environ 25 000 partisans au futur stade du parc Lansdowne.
Selon l'entente, ce corridor pourrait être utilisé par un service de transport en commun uniquement lors de grands événements réunissant 40 000 spectateurs et plus. « Pour les événements de 40 000 personnes et plus, notre appui est là. Il va y avoir plus de travail technique et différents scénarios seront étudiés, si pour une raison ou pour une autre, il y a des demandes pour des événements de moindre envergure. Ça ne voudra pas dire que nous allons dire oui », a indiqué le directeur administratif d'aménagement de la capitale à la CCN, François Lapointe, hier.
Même si la CCN ne ferme pas la porte aux discussions, sa réponse préoccupe le conseiller Jacques Legendre, qui avec ses collègues, auront à décider d'aller ou non de l'avant avec le projet le 13 novembre. « Ça me laisse inconfortable qu'on parle d'un projet de plus de 250 millions $ répartis entre deux partenaires, alors que rien n'est acquis », indique-t-il.
Selon une étude sur le transport réalisée par la firme Delcan, embauchée par le Ottawa Sports & Entertainment Group (OSEG), aucun service de navettes ne sera requis sur la promenade Reine-Élizabeth pour les événements attirant 20 000 personnes au parc Lansdowne.
L'objectivité de cette étude est remise en question par certains élus qui soulignent qu'elle a été payée par OSEG, le partenaire privé de la Ville dans ce projet. Les conseillers souhaitent obtenir une étude indépendante commandée par le Ville. « Il y a une question de crédibilité ici et ce n'est pas de dire que le consultant a tort, mais le public veut savoir ce qui est vrai. L'objectivité est remise en question », indique le président du comité de transport en commun, Alex Cullen.
Le directeur municipal, Kent Kirkpatrick, défend l'intégrité de l'étude, précisant qu'elle a été réalisée en collaboration avec différents départements de la Ville, dont celui d'OC Transpo, de la circulation et du stationnement. Il précise que dans l'ensemble, les coûts pour réaliser le plan de partenariat sont répartis entre la Ville et OSEG, même si cette étude a été financée par le partenaire privé.












