Même si le métro léger peut transporter plus de passagers notamment au centre-ville - un secteur problématique en raison de son achalandage - le train léger sur rail engendre pour sa part des coûts totaux de construction moins élevés.
Les fonctionnaires dévoileront demain les coûts réels du projet qui varient en fonction de la technologie retenue. L'estimation préliminaire de la Ville pour la première phase du projet est de 1,8 milliard $ et comprend les stations Blair à Pré Tunney avec un tunnel au centre-ville.
La différence majeure entre les deux technologies est que le train léger sur rail est hybride et peut intégrer tant des réseaux séparés, c'est-à-dire uniquement destinés au train, que non séparés qui partageant la voie avec les véhicules, les cyclistes et les piétons. Le métro léger ne peut pour sa part pas partager la voie et nécessite la construction de tunnels ou de corridors spéciaux, ce qui le rend plus coûteux et moins sécuritaire.
« Généralement, les coûts du métro léger sont 25 % moins élevés que ceux du train léger sur rail, car sa technologie est plus simple. Il a cependant un coût d'immobilisation plus élevé, car un métro doit fonctionner sur une voie qui ne traverse pas d'autres modes de transport comme une rue ou un passage à niveau pour piétons et cyclistes », dit le directeur municipal d'OC Transpo, Alain Mercier.
La directrice municipale adjointe, Nancy Schepers, indique que le train léger sur rail générera des économies annuelles pour la Ville, variant entre 25 millions $ et 100 millions $, en fonction des décisions que prendra le conseil municipal.
Elle assure que le train léger sur rail sera en mesure de répondre à la demande qui dépassera 20 000 passagers à l'heure par direction dans le noyau urbain en 2031.
Une consultation publique aura lieu lundi à l'hôtel de Ville. Le comité prendra une décision le 18 novembre, suivi du conseil au mois de décembre.












