Les services en français souffrent de la pandémie

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Grippe A (H1N1)

[ Santé ]

Grippe A (H1N1)

Toute l'actualité sur l'éclosion de grippe A (H1N1) et ses impacts dans la région d'Ottawa-Gatineau et dans le monde. »

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« C'est en temps de crise qu'il est démontré, de façon plus claire, l'importance que les chefs de services soient capables d'offrir des conseils et de répondre aux questions pour toute la communauté, y compris celle francophone. »

ARCHIVES, LeDroit

Dominique
Le Droit

En plus de mettre à l'épreuve des milliers de résidants de la capitale nationale, la pandémie de la grippe (A) H1N1 pourrait bien poser un défi à la prestation des services en français au département de Santé publique Ottawa. C'est à tout le moins ce qu'a laissé présager la conférence de presse organisée par la Ville, mercredi, à la suite de l'annonce de l'approbation du vaccin contre le virus H1N1 par le gouvernement fédéral.

Pour des raisons inattendues, la porte-parole francophone de Santé publique Ottawa, le Dr Nadine Sicard, n'a pu être présente entièrement à la conférence. Cet imprévu a laissé les médias francophones sans représentant en santé publique ou de la municipalité capable de leur transmettre l'information et de répondre aux questions dans leur langue.

Au service des communications de la Ville, on soutient que deux employés bilingues étaient présents à la conférence, ce qui n'a cependant pu être constaté par LeDroit. On assure que du personnel bilingue sera présent lors des prochaines conférences de presse ayant lieu durant la pandémie.

Selon le conseiller municipal Jacques Legendre, cet incident reflète le manque de représentants au département capables de communiquer dans les deux langues officielles.

« Ça démontre qu'il n'y a pas de relève, pas d'épaisseur. Une personne manque et du coup ça tombe à zéro, alors que ça ne devrait pas dépendre d'une personne », est-il d'avis.

Selon l'élu, cette situation vient confirmer l'importance d'avoir de hauts fonctionnaires bilingues, notamment les chefs de départements, comme l'exige la politique de bilinguisme de la Ville. « C'est en temps de crise qu'il est démontré, de façon plus claire, l'importance que les chefs de services soient capables d'offrir des conseils et de répondre aux questions pour toute la communauté, y compris celle francophone », ajoute-t-il.

Le conseiller se souvient que la crise du verglas à Ottawa en 1998 avait fait ressortir les lacunes qu'avaient l'ex-Ville d'Ottawa et l'ancien gouvernement régional à communiquer l'information dans les deux langues. « C'était pire, car il y avait des conférences de presse jusqu'à deux fois par jour pour informer le public des derniers conseils et renseignements et elles rassemblaient jusqu'à 15 chefs de services. Il n'y en avait pas un qui pouvait répondre aux questions des médias francophones », souligne-t-il.

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