La Ville avait pourtant retenu la firme américaine Clever Devices pour le projet, à la suite d'un processus d'appel d'offres auquel quatre compagnies avaient soumissionné.
Pour la somme de 17 millions $ la compagnie retenue proposait d'installer ses technologies SmartBus, comprenant en plus l'implantation immédiate de services additionnels que la Ville souhaitait acquérir dans le futur.
Le conseil a annulé le projet après que Bell Canada - une des compagnies rejetées par la Ville - a menacé de poursuivre la municipalité si elle octroyait la totalité du contrat à sa concurrente. Bell soutenait que le processus d'appel d'offres était injuste et manquait de transparence.
Une tâche pour les chauffeurs
Le conseiller Rick Chiarelli a voté contre le projet de 17 millions $ et estime que les chauffeurs d'autobus peuvent très bien faire l'annonce eux-mêmes des arrêts dans les deux langues. La Ville a pourtant déjà été mise à l'amende puisque plusieurs chauffeurs ne se conforment pas au règlement.
Selon le conseiller et président du comité de transport en commun, Alex Cullen, il ne fait aucun doute que la Ville se doit d'aller de l'avant avec la mise en place de ce système d'annonce automatisé des arrêts d'autobus, afin de répondre aux standards de l'industrie et éviter d'être mise à l'amende.
« Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi les chauffeurs d'autobus ne peuvent signaler les arrêts. Ça n'a pas d'importance, car tout ce que ça prend, c'est une personne qui porte plainte », dit-il.











