Le conseiller municipal Bob Monette estime que le futur chef à la tête du service dirigeant 1300 pompiers et desservant une superficie de 2700 kilomètres carrés devra être bilingue. Même si la politique de bilinguisme de la Ville exige qu'il le soit, elle prévoit aussi une exemption sujette à l'approbation du conseil municipal dans certains cas.
« Je trouve ça frustrant si on fait du recrutement à travers le Canada et au Québec sans arriver à trouver un candidat bilingue. Je suis certain qu'on peut au moins trouver un candidat bilingue qualifié qui pourra être appelé à passer une entrevue », dit-il.
« Si ce n'est pas le cas, je vais avoir des questions. Notre politique est de trouver le meilleur candidat, mais cela, tout en respectant le fait que la Ville est bilingue », ajoute-t-il.
Ses préoccupations surviennent après que la conseillère municipale Jan Harder ait mentionné le mois dernier que la politique de bilinguisme constituait l'un des obstacles au recrutement de candidats compétents.
Au moins trois candidats bilingues
Le directeur municipal adjoint, Steve Kanellakos, a indiqué que la Ville avait reçu au moins trois candidatures bilingues pour le poste de chef du service des incendies affiché officiellement depuis le 6 août dernier. Il a ajouté que les entrevues débuteraient sous peu. Il croit que la Ville sera en mesure d'en embaucher un avant la fin de l'année.
Le directeur a précisé qu'il était difficile de combler ce poste, étant donné le nombre restreint de services des incendies au pays comparables au service d'Ottawa. Il indique aussi que la Ville peine à recruter des candidats provenant du Québec, puisque les fonds de pension pour les chefs de pompiers y sont plus avantageux qu'à Ottawa.
M. Kanellakos a indiqué que les candidats unilingues anglais ne seraient pas écartés systématiquement et allaient aussi être invités à passer en entrevue.
« Nous avons des candidats bilingues, mais nous n'allons pas regarder seulement ceux qui sont bilingues, car il n'y a pas assez de chefs du service d'incendie au pays », dit-il.











