Le défi est immense, admet Stéphanie Tomicic. L'infirmière de Santé publique Ottawa qui gère la clinique du secteur Vanier assure néanmoins que son équipe met tout en oeuvre pour que la piqûre soit la moins douloureuse possible pour les quelque 900 personnes qui viennent s'y faire immuniser à chaque jour.
« Nous nous assurons que nos patients sont bien traités. Nous écoutons leurs histoires et faisons comprendre à ceux qui doutent pourquoi il est important qu'ils se fassent vacciner », affirme Mme Tomicic.
Près de 98 % des gens qui reçoivent le vaccin contre la H1N1 à la clinique de Vanier sont des membres de jeunes familles, indique-t-elle. Il est évident que ces personnes ne font pas toutes partie des groupes prioritaires, mais le personnel de Santé publique Ottawa s'est donné le mot d'ordre de ne pas refuser qui que ce soit.
« Tous ceux qui sont immunisés aident à contrer la pandémie. C'est très difficile de vacciner tous les membres d'une famille sauf un qui ne fait pas partie d'un groupe prioritaire. Et si cette personne contracte la grippe ensuite ? Il vaut mieux ne pas prendre de chance », de renchérir l'infirmière.
Mme Tomicic affirme que c'est par des « petits gestes simples » que son équipe souhaite faire la différence. Il peut s'agir de raccompagner un aîné à sa voiture ou à l'arrêt d'autobus, ou d'illuminer le visage d'un enfant en lui collant un sparadrap aux motifs amusants.












