Hugh Carter du Citizen group for eastern Ottawa, a surpris les membres du conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale (CCN), en y allant de sa propre proposition pour régler le débat sur la localisation du futur pont interprovincial. Hier après-midi, les groupes d'intérêt étaient invités à poser des questions aux membres du conseil d'administration de la CCN. Le grand public a pu le faire en soirée.
M. Carter a proposé que l'on oublie carrément le pont et que l'on construise un long tunnel sous l'avenue King-Edward, entre l'Université d'Ottawa (avenue Mann) et l'entrée du pont MacDonald-Cartier. Selon M. Carter, cette solution réglerait le problème de la circulation lourde au centre-ville. M. Carter s'oppose à la construction d'un pont à la hauteur de l''île Lower Duck car elle mettrait en danger la zone du ruisseau Green et la ceinture de verdure entre les secteurs Ottawa et Orléans.
La première dirigeante de la CCN, Marie Le May, a sursauté en entendant la proposition. Elle a répliqué que l'étude sur le futur pont interprovincial a traversé plusieurs étapes depuis presque 20 ans et que les trois derniers tracés proposés sont le fruit d'un long travail. Elle a tout de même invité M. Carter à faire valoir son projet lors de la prochaine ronde de consultations publiques sur le projet, au printemps 2010.
Protection du parc
Le représentant de la Société pour la nature et les parcs du Canada, John Mc Donnell, a plaidé en faveur d'une meilleure protection du parc de la Gatineau en exerçant un meilleur contrôle du développement résidentiel et il a demandé à la CCN d'empêcher la ville d'Ottawa de changer la vocation de la Ceinture de verdure.
Pour leur part, les adeptes du vélo de montagne, représentés par Marcel Vautour, ont demandé qu'un plus grand nombre de sentiers du parc de la Gatineau leur soient réservés. « On ne se sent pas vraiment accepté dans le parc. On nous envoie sur des sentiers trop larges et en gravier et sur lesquels il y a plus de conflits avec les marcheurs. Sur ces sentiers, les cyclistes ont tendance à rouler plus vite. Il faut des sentiers plus étroits, comportant des roches et des obstacles », a fait valoir M. Vautour.











