Depuis sept ans, la SSF travaille à améliorer l'accès à des services de santé en français dans les communautés francophones en situation minoritaire. Jusqu'à présent, l'organisme a surtout concentré ses efforts à tisser des liens entre ses 17 réseaux locaux dans toutes les provinces - sauf le Québec - et territoires canadiens.
« La langue est un élément important lors de la livraison d'un service de santé. Nous devons être visibles pour faire du français un incontournable dans la prestation de ces services », a insisté le président de l'organisme, le Dr Brian Conway, à l'ouverture du congrès annuel de la SSF qui se tenait ce week-end à Ottawa.
Le Dr Conway affirme que toutes les pièces du puzzle sont en place pour aller de l'avant avec un plan plus musclé. Pour les trois prochaines années, le regroupement dispose d'un budget de 21,5 millions $ qui provient du Bureau d'appui aux communautés de langue officielle de Santé Canada.
L'Ontario obtient la part du lion
Ce budget sera réparti entre chacun des 17 réseaux provinciaux et territoriaux de la SSF. C'est l'Ontario qui obtient la part du lion, car à elle seule, la province compte quatre réseaux. L'enveloppe de 1,5 million $ accordée au Réseau des services de santé en français de l'Est de l'Ontario (RSSFEO) doit permettre d'assurer un meilleur accès à une gamme complète de services de santé en français aux quelque 250 000 francophones de la région.
Pour l'instant, le RSSFEO en est à cibler les projets dans lesquels l'organisme régional souhaite s'investir au cours des trois prochaines années. « D'ici la fin de novembre, nous allons faire un appel de propositions pour des projets de santé en français dans la région. Nous allons inviter nos partenaires à nous soumettre des idées », de préciser Nicole Lafrenière-Davis, membre du conseil d'administration du réseau.
Promotion de la santé
D'ici 2013, le RSSFEO souhaite voir davantage de programmes de promotion de la santé adaptés aux besoins de la population francophone, en particulier sa clientèle en bas âge et ses aînés. Le réseau régional veut également renouveler son appui à des projets comme un guichet de services pour francophones piloté par Montfort Renaissance et ses partenaires en santé mentale.
Mme Lafrenière-Davis rappelle cependant que ces projets devront s'harmoniser avec ceux du Réseau local d'intégration des services de santé (RLISS) de Champlain, l'autorité régionale de la santé.











