Les hauts fonctionnaires chargés du projet ont indiqué, hier, que différentes mesures seraient prises pour dévier le transport en commun durant la conversion du Transitway - le corridor pour autobus rapides - en circuit pour train léger sur rail électrique.
« Peu importe la façon dont nous analysons cela, il y aura des perturbations », soutient la gestionnaire municipale de la planification des transports, Vivi Chi.
La fonctionnaire ajoute que les autobus qui empruntent actuellement le Transitway seraient redirigés sur certaines voies réservées du Queensway. Des discussions ont lieu à ce sujet avec le ministère ontarien de l'Environnement. Des changements de trajets pour les autobus auraient aussi lieu, notamment sur la promenade des Outaouais et les artères Carling, Bronson, Ogilvie, Coventry, Riverside, Tremblay et Industrial.
La directrice municipale adjointe, Nancy Schepers, a souligné que la première pelletée de terre du projet de train pourrait avoir lieu en 2012 si tout va comme prévu. Elle admet que les travaux engendreront inévitablement de grandes perturbations pour les résidants qui pourront se prolonger sur deux ou trois saisons de construction.
« Je m'attends à un minimum d'une saison de construction pour un des secteurs et dans certains secteurs ce sera deux et possiblement trois saisons », dit-elle.
Elle indique que la durée des travaux variera en fonction des entrepreneurs et du consortium retenus, ainsi que des conditions fixées par le conseil municipal. Des primes de rendement pourraient aussi être utilisées comme mesures pour accélérer la durée des travaux et permettre la construction en dehors des heures normales. Cela risquerait cependant d'engendrer des coûts additionnels.
Désagrément pour un bénéfice
Le conseiller municipal et président du comité de transport en commun de la Ville, Alex Cullen, estime que les perturbations sont le prix à payer pour doter Ottawa d'un tel système de transport en commun rapide moderne.
« Les gens vont accepter, je pense, que c'est un désagrément à court terme pour un bénéfice à long terme », dit-il.
Le projet de 2,1 milliards $ demeure conditionnel au financement des gouvernements fédéral et provincial qui n'ont toujours pas confirmé leur appui.
Le rapport déposé, mercredi prochain, au comité de transport en commun propose cinq recommandations qui, si elles sont acceptées ensuite par le conseil municipal en janvier prochain, permettront de lancer une étude environnementale du projet qui devra être réalisée à l'intérieur de six mois.
L'acquisition des terrains nécessaires pour le projet serait aussi amorcée.












