Né en 1929 à Saint-Philippe-de-Néri, dans le comté de Kamouraska, M. Dionne a complété ses études en littérature à l'Université de Montréal et à l'Université de Sherbrooke. Pendant 21 ans comme père Jésuite, il a également fréquenté plusieurs des établissements les plus prestigieux du monde, notamment les universités Oxford et Cambridge, au Royaume-Uni, ainsi que la Sorbonne, en France.
En 1970, peu de temps après son mariage avec la romancière Gabrielle Poulin, il vient s'installer dans la région et accepte un poste de professeur à l'Université d'Ottawa. Il dirigera par la suite le département des lettres françaises de l'institution de 1975 à 1978 en plus de collaborer à la page littéraire du Droit.
Spécialiste des littératures régionales, M. Dionne s'est rapidement intéressé aux auteurs de la région, autant de l'Outaouais que de l'Ontario français.
« Il a été le premier à se lancer véritablement dans l'étude et l'enseignement de la littérature franco-ontarienne, a souligné le militant franco-ontarien Yves Saint-Denis, qui a rédigé sa thèse de doctorat sous la direction de M. Dionne. Il a créé le premier cours sur la littérature franco-ontarienne à l'Université d'Ottawa. »
Au cours de sa carrière, le professeur Dionne a publié une vingtaine d'ouvrages sur les littératures franco-ontarienne, québécoise et acadienne, qui lui ont valu une reconnaissance dans les milieux littéraires allant bien au-delà des frontières de la région. L'Université York, de Toronto, a d'ailleurs souligné l'importante contribution du chercheur à la connaissance de la littérature franco-ontarienne en lui accordant un doctorat honorifique.
M. Dionne a pris sa retraite à l'âge au milieu des années 1990 et a continué a donné des conférences avant d'être frappé par la maladie d'Alzheimer au tournant du siècle.
Ses funérailles seront célébrées en l'église Sacré-Coeur d'Ottawa, dans la Côte-de-Sable, lundi à 14 heures.










