M. Rock a fait ces commentaires, hier, alors que l'université a reçu 4 millions $ additionnels de l'Ontario afin d'offrir davantage de programmes et de cours en français. Au total, l'université aura donc 30 millions $ en 2009-2010.
Allan Rock souligne que l'université a ajouté cette année six nouveaux programmes en français représentant 89 nouveaux cours dans la langue de Molière. Une quarantaine de nouveaux professeurs peuvent aussi enseigner en français. L'Université d'Ottawa utilisera aussi une partie de l'argent du provincial pour son programme d'immersion en français, qui compte 923 étudiants cette année.
« Je suis convaincu que l'on a fait beaucoup de progrès depuis le dépôt du rapport du Groupe de travail sur les programmes et services en français, a déclaré au Droit M. Rock.
« On beaucoup investi dans les cours et les programmes en français et l'annonce d'aujourd'hui va nous permettre d'en faire davantage. Nous avons implanté plusieurs des recommandations et il faut continuer à faire avancer les choses. »
Critiques sévères
L'Université d'Ottawa a été la cible de critiques sévères, en mars 2006, lorsque 68 professeurs, chercheurs, étudiants et dirigeants de la francophonie ont fait une sortie fracassante pour dénoncer la politique de bilinguisme qui, selon eux, a mené au recul du français et à l'anglicisation de l'établissement.
Les débats parfois houleux qui ont suivi ont mené à la création du Groupe de travail qui a déposé 31 grandes recommandations en 2008.
De passage à Ottawa pour annoncer ce coup de pouce additionnel de 4 millions $, le ministre de la Formation, des Collèges et des Universités, John Milloy a dit vouloir aider l'Université d'Ottawa à en faire plus pour le français.
« C'est un montant récurrent qui sera aussi accordé l'année suivante. »
De son côté, la ministre déléguée aux Affaires francophones et députée d'Ottawa-Vanier, Madeleine Meilleur, estime qu'il faut non seulement attirer des francophones de l'Ontario, du Québec et d'ailleurs, mais aussi des francophiles. En 2007, il y avait 10 700 francophones à l'université, un nombre qui est passé à 11 600 en septembre dernier.
« On doit augmenter le nombre de francophones. Quand une université croît, comme à l'Université d'Ottawa, la croissance du côté anglophone se fait plus rapidement du côté francophone », affirme Mme Meilleur.
Nicole DeMelo, une étudiante de deuxième année en sciences politiques qui est originaire de Winnipeg, a dit choisir l'Université d'Ottawa pour son programme d'immersion.
« C'est la meilleure décision que j'ai jamais prise. Ici, j'utilise le français tous les jours. »











