La municipalité veut éduquer la population pour lui apprendre à apprivoiser la présence de cet animal, plutôt que de le chasser.
Un comité municipal a approuvé, hier, une série de mesures pour répondre à la problématique des coyotes. La Ville veut notamment collaborer avec le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario pour échanger de l'information sur le nombre de coyotes se trouvant sur son territoire. Actuellement, cette information n'est pas comptabilisée.
La municipalité veut aussi sensibiliser la population pour lui apprendre à coexister avec l'animal, qui se déplace de plus en plus vers les milieux urbains pour s'alimenter.
« Ne nourrissez pas les coyotes, ne leur faites pas sentir qu'ils sont les bienvenus », indique la directrice municipale du service d'urgence et de protection, Susan Jones.
La directrice ajoute que le phénomène n'est pas nouveau en Amérique du Nord. D'autres villes, comme Chicago et Vancouver, ont notamment adopté une approche éducative face à la présence des coyotes.
« Il y a beaucoup de peur qui s'installe dans la communauté, dit-elle. Notre plus grand risque, cependant, ce ne sont pas avec les coyotes, mais bien les animaux domestiques. La Ville répertorie entre 200 et 300 cas de morsures de chiens par année. »
La conseillère municipale et présidente du comité des services communautaires et de protection, Diane Deans, explique que la stratégie adoptée par la Ville mettra l'accent sur l'éducation.
« Ce sont des animaux qui ont peur des humains, indique l'élue. Notre stratégie visera à éduquer le public et à s'assurer qu'il ne nourrit pas l'animal sans le vouloir en laissant de petits animaux domestiques dehors, ainsi que des vidanges et de la nourriture sur les terrains de jeux. »
La Ville a aussi reçu l'autorisation de la province de piéger un coyote atteint de la rage, aperçu la semaine dernière dans le quartier Gloucester-Southgate, que Mme Deans représente. La conseillère indique qu'il s'agit d'une mesure exceptionnelle et non de l'approche que veut systématiquement adopter la Ville.
« La Ville agira face à des problèmes spécifiques, par exemple, lorsqu'un coyote est malade, mais cela sera l'exception et non la règle », explique-t-elle.
Nouveau règlement
La municipalité veut aussi développer une nouvelle approche avec le ministère des Richesses naturelles pour la capture et le déplacement d'animaux sauvages qui représentent un danger pour la population.
Actuellement, le règlement prévoit simplement le déplacement d'un animal sur une distance d'un kilomètre de son lieu de capture, ce qui ne fonctionne pas en milieu urbain.











