Depuis 50 ans, le Bureau des services à la jeunesse d'Ottawa a aidé des milliers de jeunes

Une dose d'espoir qui change des vies

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«Lorsqu'on investit dans l'avenir des jeunes, ça paye.... (Étienne Ranger, LeDroit)

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«Lorsqu'on investit dans l'avenir des jeunes, ça paye. On voit les résultats pour les jeunes, pour la société», a commenté le directeur général du Bureau des services à la jeunesse d'Ottawa, Alex Munter. Il est accompagné par deux personnes qui ont reçu l'aide du Bureau, Raphaëlle Ferland et Valarie Findlay, de même que la travailleuse sociale Ruth Dulmage.

Étienne Ranger, LeDroit

Louis Lafortune
Le Droit

Si ce n'avait été du Bureau des services à la jeunesse d'Ottawa (BSJ), Raphaëlle Ferland vivrait encore la vie d'une itinérante, pas celle d'une diplômée en travail social qui veut faire des études en droit civil.

« Je serais encore probablement dans la rue », a dit la jeune femme de 20 ans, hier, lors d'un événement marquant le 50e anniversaire du BSJ.

Ayant vécu une adolescence difficile, Raphaëlle a fait plusieurs fugues, s'est fait expulser de la maison, et s'est retrouvée finalement au BSJ à l'âge de 15 ans. « Ces gens sont là pour t'aider, pour te donner de l'espoir. » Elle s'est aujourd'hui réconciliée avec ses parents, qui sont très fiers d'elle.

Valarie Findlay, une ex-jeune contrevenante aujourd'hui propriétaire d'une entreprise de haute technologie, a aussi livré son témoignage devant plusieurs centaines de personnes, dignitaires, politiciens, employés et ex-employés du BSJ réunis dans l'auditorium de l'École secondaire.

Âgée de 40 ans, Valarie s'est retrouvée au BSJ à 13 ans après avoir vécu la violence domestique, l'abus de drogue et d'alcool. « Il n'est jamais trop tôt pour changer votre vie. Je n'avais pas beaucoup d'espoir, mais je savais ce que je voulais faire. Mais sans l'aide du bureau, je n'aurais pu réussir », a dit Valarie, qui a rendu hommage à Ruth Dulmage, la travailleuse sociale du BSJ qui l'a aidée.

« Je savais que Valarie avait vécu une enfance très difficile. Mais j'ai tout de suite constaté qu'elle était très brillante. En l'écoutant, j'ai vu qu'elle avait la force et le courage d'avancer », raconte Mme Dulmage.

Valarie Findlay est propriétaire de HumanLed.com et elle est consultante en technologie de l'information auprès du gouvernement fédéral. Elle étudie actuellement pour obtenir son MBA. « J'ai une très belle vie aujourd'hui. »

Investissement payant

Pour le directeur général du Bureau des services à la jeunesse d'Ottawa, Alex Munter, Valarie et Raphaëlle sont la preuve qu'il ne faut pas laisser tomber les jeunes.

« Lorsqu'on investit dans l'avenir des jeunes, ça paye. On voit les résultats pour les jeunes, pour la société. On dit aux jeunes que demain peut être mieux qu'aujourd'hui et que ça vaut la peine de travailler. C'est pour moi un grand privilège d'être associé au bureau. »

Le BSJ en a fait du chemin depuis sa fondation en 1960, rappelle M. Munter. Avec un budget de 20 000 $, il y avait deux employés à temps plein, deux à temps partiel, et 18 jeunes ont reçu de l'aide.

Aujourd'hui, le bureau a 350 employés, 20 points de service, et dessert de 2500 à 3000 jeunes par mois, incluant un refuge. Son budget de 23 millions $ provient surtout de la province de l'Ontario, mais aussi de la Ville, de Centraide et de commanditaires. Plusieurs activités auront lieu tout au long de 2010 pour célébrer les 50 ans du BSJ.

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