« J'estime qu'on peut faire preuve d'un peu plus de flexibilité. Il faut utiliser le gros bon sens. Je demande que les drapeaux (aussi souscrit au règlement municipal) et la vache restent sur le toit », a déclaré l'échevin, hier, au commerce Cheddar Et Cetera de la rue Watters, où il avait convié les médias.
La controverse a débuté à l'automne dernier alors qu'une plainte a été logée quant à la présence de l'animal de 100 livres, sculpté en fibre de verre. Des raisons de sécurité ont été invoquées.
Le commerce a ensuite reçu plusieurs avertissements de la Ville d'Ottawa l'avisant qu'elle devait enlever la figure emblématique de la fromagerie sous peine d'une amende maximale de 50 000 $.
La date butoir devait être le 29 janvier, mais la Fromagerie St-Albert a récemment obtenu un sursis d'un mois. Depuis, une pétition de près de 1000 noms demande également le statu quo.
Révision du règlement
M. Monette entend proposer une révision du règlement au comité d'urbanisme et d'environnement le 23 février.
« Nous devrions prendre le temps de faire une étude complète et peut-être même avoir un comité en place pour analyser de telles demandes », dit-il.
Le conseiller est confiant qu'une telle procédure sera entérinée par ses collègues d'Ottawa. Ce faisant, il s'attend à ce qu'un rapport soit déposé en fin d'année, ce qui permettrait aussi à la vache de rester dans son pâturage artificiel pendant ce même laps de temps.
Changement de position
M. Monette, qui a lancé sa campagne électorale municipale la semaine dernière, a changé son fusil d'épaule au cours des derniers mois.
En décembre dernier, il qualifiait la situation de « malheureuse », ajoutant que le règlement municipal s'appliquait à l'ensemble de la municipalité et non seulement Orléans.
Le changement de cap a été provoqué par un citoyen consterné, qui a approché l'élu. Lionel Laurin, du commerce Ace Body Shop, s'insurgeait devant le traitement réservé aux agriculteurs depuis quelque temps. D'abord dans l'ouest de la ville, l'été dernier, et maintenant à l'est.
« Il faut faire quelque chose pour respecter les cultivateurs. La vache sur le toit démontre quelque chose ! La bienséance apporte le bon sens », a-t-il évoqué.
De son côté, le directeur général de la Fromagerie, Réjean Ouimet, a salué les efforts de M. Monette. « Ce sont des bonnes nouvelles. La vache, c'est notre emblème. Elle représente les agriculteurs, le lait et notre coopérative de 115 ans. »











