Le comité de l'Urbanisme et de l'Environnement de la ville a adopté, hier, une recommandation en ce sens.
Un vaste plan d'amélioration des infrastructures d'égout, sera présenté pour approbation finale au conseil municipal le 23 février prochain. Il prévoit plusieurs éléments, dont un budget de 4 millions $ pour des travaux visant à réduire les risques d'inondation dans les sous-sols de l'ouest de la ville. De plus, la Ville consacrera 213 millions $ aux améliorations apportées à l'ensemble de son réseau des eaux usées et elle dépensera 24 millions dans la préparation du projet de construction d'un vaste réservoir pour les eaux usées. Ce réservoir recueillera temporairement les eaux usées, gonflées par les pluies à la suite d'un orage, afin d'éviter qu'elles ne se retrouvent directement dans la rivière des Outaouais, par les surverses placées à différents endroits dans le réseau. Une fois l'orage passé, les eaux usées du réservoir seront graduellement dirigées vers le réseau d'égout pour être traitées à l'usine d'épuration. La ville doit aussi dépenser 7 millions $ pour améliorer le traitement des eaux usées au Centre environnemental Robert O. Pickard.
Rivière des Outaouais
Selon le directeur des Services environnementaux de la ville d'Ottawa, Dixon Weir, la Ville sera en mesure d'éviter la grande majorité des déversements d'eaux usées qui ont causé la fermeture de la plage de l'Île Petrie et pour lesquels la Ville d'Ottawa a été sévèrement blâmée par le gouvernement de l'Ontario. Le réservoir aura une capacité pouvant varier de 30 000 mètres cubes à 60 000 mètres cubes. Une étude environnementale permettra de déterminer le meilleur endroit où construire le réservoir.
Hier, le conseiller Gordon Hunter a mis en doute l'utilité du projet puisque, la plage de l'Île Petrie sera épargnée des déversements d'eaux usées qui se produisent en amont mais elle ne sera pas à l'abri de la pollution provenant de la rive et pour laquelle aucune solution n'est proposée. Son collègue Clive Doucet a proposé que l'on cesse carrément d'asphalter de grands terrains de stationnement ainsi que les entrées de cour car cela empêche l'eau de pluie de s'infiltrer dans le sol et fait gonfler le volume d'eau envoyé dans le réseau d'égout pluvial. « Il faut régler le problème au point de départ » a-t-il déclaré.











