Pour sensibiliser aux effets des changements climatiques

Un ours éphémère à Ottawa

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Après Londres, Copenhague et Québec, le périple d'un ours polaire de six... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Étienne Ranger, LeDroit

Patrice Gaudreault
Le Droit

Après Londres, Copenhague et Québec, le périple d'un ours polaire de six tonnes se transporte à Ottawa, où les visiteurs du Bal de neige sont invités à poser leurs yeux - mais surtout la paume de leur main bien chaude - sur sa fourrure de glace.

Avec un peu de chaleur humaine, la sculpture fondera lentement, révélant peu à peu son squelette de bronze.

« La fonte de cette écosculpture symbolise l'impact des

changements climatiques auxquels doivent malheureusement faire face les communautés du Nord », explique Rita Novalinga, directrice générale de la Fédération des coopératives

du Nouveau Québec (FCNQ).

Originaire du village inuit de Puvirnituq, au Nunavik, elle raconte comment les mois novembre et de décembre - autrefois synonymes de neige abondante - amènent désormais leur lot d'averses de pluie dans son coin de pays. « Ce sont des phénomènes qu'on ne voyait pas dans le passé », se désole Mme Novalinga.

Un symbole

On estime qu'entre 20 000 et 25 000 ours polaires vivent sur la banquise de l'Arctique circumpolaire.

Pour le porte-parole du Fonds mondial pour la nature (WWF), Clive Tesar, les changements climatiques sont la principale menace pour les animaux qui dépendent de la glace.

« Ce n'est pas le sort d'une seule espèce qui est dans la balance, mais bien celui d'écosystèmes tout entiers et celui des populations qui en dépendent », prévient-il.

Pièce de résistance de la campagne « Ours polaires sur glaces éphémères » - une initiative d'Équiterre et de la FCNQ -, l'imposant quadrupède régnera sur le parc de la Confédération, à Ottawa, jusqu'au 22 février. L'oeuvre de l'artiste britannique Mark Correcte terminera ensuite son voyage canadien à Montréal, où elle séjournera jusqu'à sa fonte complète en avril.

Coordonnateur général d'Équiterre, Sidney Ribaux promet de sortir l'ours polaire de son hibernation « chaque fois qu'il faudra sensibiliser les jeunes et l'opinion publique aux dangers des changements climatiques ».

Parallèlement, une série d'activités a lieu pour sensibiliser les élèves des écoles primaires aux changements climatiques et à leur impact sur la nordicité du Canada.

Jusqu'au 28 février, le concours intitulé « Lettres à l'Ours polaire » invite les jeunes à partager leurs solutions. Les auteurs des deux meilleures lettres remporteront un voyage au Nunavik.

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