Depuis hier, les usagers d'OC Transpo doivent payer 7,5 % de plus en moyenne pour se déplacer en autobus ou en train.
Le conseil municipal a approuvé cette hausse durant l'adoption du budget 2010 en janvier dernier.
Le prix d'un voyage en autobus payé en argent comptant est ainsi passé de 3 $ à 3,25 $, alors que le prix des billets d'autobus a grimpé de 2,30 $ à 2,50 $.
Les résidents qui empruntent le O-Train doivent maintenant payer 2,75 $ le billet, plutôt que de 2,50 $ comme c'était le cas avant la hausse tarifaire.
Il s'agit d'une nouvelle hausse après celles de juillet dernier et de juillet 2008 qui étaient aussi de 7,5 % chacune.
Ces augmentations visent à faire en sorte que le service de transport en commun soit financé à parts égales ou selon la formule du 50/50 entre les usagers et les contribuables d'Ottawa. Cette mesure, approuvée par le conseil municipal, ne fait cependant pas l'unanimité au sein des élus.
« Qu'on soit usager du transport en commun ou non, c'est un bien public pour tout le monde et tout le monde en bénéficie. C'est beaucoup moins coûteux d'offrir un système de transport en commun efficace que ce ne l'est d'offrir un réseau routier », estime le conseiller municipal Jacques Legendre. Ce dernier fait valoir que les subventions offertes aux automobilistes sont elles aussi bien généreuses.
Le conseiller Eli El-Chantiry reconnaît que la hausse cumulative des tarifs de plus de 22 % est significative. Il fait cependant valoir que les coûts liés au transport en commun ont beaucoup augmenté au cours des dernières années.
« Les coûts du transport en commun engendrent cette hausse des tarifs, dit-il. En trois ans, le prix du carburant a augmenté, passant de 65¢ le litre à 1 $. C'est sans compter les autres dépenses. Je ne pense pas que les contribuables peuvent financer le service à plus de 50 %. »
Réduction du service au sud
Par ailleurs, les élus de la Ville d'Ottawa ont affermi hier leur position en faveur d'une réduction du service de transport en commun au sud de la municipalité.
Malgré une pétition de 170 résidents, le comité de transport en commun de la Ville a refusé de reconsidérer la décision du conseil municipal d'éliminer à compter du mois d'avril une portion du circuit d'autobus 245 au sud de la communauté de Manotick.
Le conseil avait approuvé cette mesure durant l'adoption du budget 2010 en janvier dernier, afin d'économiser 25 700 $. L'idée avait même été mise de l'avant par le conseiller du secteur, Glenn Brooks, qui s'appuyait sur le fait que le circuit était peu fréquenté par les usagers. Lors de l'adoption du budget, seulement quatre personnes voyageaient à bord de l'autobus. Ce nombre est maintenant passé à 11. Le circuit a déjà été emprunté par près d'une vingtaine de résidents.
Le conseiller et président du comité de transport en commun, Alex Cullen, aurait souhaité que les élus acceptent de se pencher à nouveau sur le débat. Selon lui, les résidents auraient dû être consultés avant que le conseil n'élimine le service. L'élu ajoute qu'un certain service de transport en commun pourrait être rétabli lors d'une mise à jour annuelle au printemps.
« Quand nous recevons une pétition de 170 résidents qui vivent dans ce secteur et qui dépendent de ce service, nous devrions au moins les écouter », estime M. Cullen.










