La ministre d'État de la Condition féminine, Helena Guergis, était de passage à l'hôtel de ville d'Ottawa pour remettre la subvention à la Fédération canadienne des municipalités (FCM).
Cette enveloppe permettra à la FCM de mettre de l'avant son programme national « Championnes régionales » pour accroître la participation des femmes dans les gouvernements municipaux.
« Notre objectif est d'augmenter à 30 % le nombre de femmes élues à la table du conseil municipal d'ici 2026. Cela signifie que 2000 femmes devront se faire élire au pays », indique la conseillère municipale d'Ottawa qui participe au projet, Marianne Wilkinson.
À la Ville d'Ottawa, moins du tiers du conseil municipal est composé de femmes. On retrouve sept élues sur 23 postes de conseillers. La proportion pourrait toutefois changer lors des prochaines élections municipales le 25 octobre prochain.
À Gatineau, cinq conseillères ont réussi à se tailler une place au conseil municipal sur un total de 18 postes de conseillers, lors des élections de l'automne 2009.
Élections difficiles
La professeure à l'École d'études politiques de l'Université d'Ottawa, Anne Mévellec, constate que si le nombre de candidates aux élections municipales au Québec est en croissance, les femmes peinent toujours à se faire élire.
Aux élections municipales de 2005, 187 femmes se sont présentées comme candidates dans les municipalités moyennes de 20 000 à 100 000 habitants, mais seulement 87 d'entre elles ont été élues. L'an dernier, 204 candidates ont brigué les suffrages, mais seulement 89 ont remporté la course.
« L'un des principaux obstacles, c'est le très fort taux de reconduction des mandats. Les électeurs élisent très souvent les candidats sortants », constate la politologue.
Âgée de 71 ans, Mme Wilkinson a la ferme intention de se représenter aux élections de l'automne prochain dans le quartier de Kanata-Nord. La conseillère cumule 21 années d'expérience en politique municipale et a été élue pour la première fois il y a 40 ans.
« Lorsque je me suis présentée pour la première fois, j'étais la première femme à le faire dans mon secteur. J'ai reçu beaucoup d'appuis, mais j'ai aussi fait l'objet de critiques. Souvent, ironiquement, ces critiques venaient des femmes, car à l'époque j'avais trois jeunes enfants et selon elles ma place était à la maison », confie la conseillère.










