C'est le maire de Casselman, Conrad Lamadeleine, qui a lancé le bal hier en réunion du comité plénier. Le préfet des CUPR a suggéré une analyse de différentes pratiques pour favoriser des économies d'échelle.
« Par exemple, nous avons tous un système de formulaires de taxes. On pourrait les uniformiser pour simplifier les coûts, simplifier les demandes, a-t-il proposé. Il y a d'autres formulaires aussi. »
« Peut-être que nous pourrions simplifier nos services et les rendre plus économes pour les contribuables. Avec des petits pas, on fait de grand pas », a renchéri Jean-Yves Lalonde, maire d'Alfred-Plantagenet.
Si la majorité des maires ont tendu l'oreille aux doléances de M. Lamadeleine, la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, a répété un refrain souvent entendu aux bureaux administratifs des CUPR.
« Non ! Moi je vais continuer à m'occuper de mes affaires chez nous », a-t-elle martelé.
« Je suis bien content que vous gérez vos affaires, mais quand on siège aux CUPR, il faut avoir une vision d'ensemble. Il ne faut pas toujours regarder le moi, moi, moi. Il faut regarder ce que l'on peut faire pour améliorer la région », a rétorqué M. Lamadeleine.
Systèmes informatiques
Le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien, a cité un autre exemple où l'uniformisation des services semblerait être bénéfique pour tous les partenaires.
« Depuis trois ans, on s'occupe des systèmes informatiques de Russell. Nous pourrions aussi héberger vos données. Il n'est pas question que l'on aille jouer dans vos affaires. Nous offrons une solution de sécurité pour quelque chose que vous payez déjà. Et nos serveurs sont assez forts pour gérer toutes les municipalités des Comtés unis. »
M. Parisien explique qu'un employé municipal « avec une expertise assez restreinte » peut facilement apporter une dépense annuelle de 80 000 $.
À titre comparatif, ce service coûtera 20 000 $ à Russell cette année en vertu de son entente avec les CUPR.
« Nous possédons une expertise de cinq personnes ici. On a une shop informatique qui est second to none », a insisté M. Parisien.
Malgré cette explication, Mme Charlebois est restée intransigeante.
« Mon conseil et moi sommes presque totalement en accord en ce qui a trait à la gestion financière et (la gestion) de nos services municipaux. Ce n'est pas en achetant des services au gouvernement régional que ça va aller mieux », a-t-elle pesté.











