Pommainville suggère une politique forestière

Denis Pommainville, maire de la Nation... (Jean-François Dugas, Archives LeDroit)

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Denis Pommainville, maire de la Nation

Jean-François Dugas, Archives LeDroit

Jean-François Dugas
Le Droit

Le maire de la Nation, Denis Pommainville, suggère à ses homologues de l'Est ontarien de développer une politique forestière pour assurer la survie des arbres sur le territoire et éviter des catastrophes environnementales.

« Il va falloir agir pour protéger notre région. Je ne voudrais pas que notre inaction fasse en sorte que dans 25 ou 30 ans il nous arrive la même chose qu'en Haïti où c'est une catastrophe. » M. Pommainville ne parle pas du séisme du 12 janvier dernier qui a secoué la « Perle des Antilles », mais plutôt de l'absence de feuillus sur l'île. Haïti n'est composé que de 1 % à 1,5 % de verdure, prétend-il.

« La flore, la faune et l'habitat d'une région ne sont pas viables si le couvert forestier se trouve sous la barre des 30 %. Ici, nous sommes entre 26 % et 27 %. Il va falloir qu'on agisse politiquement. »

Pour ce faire, le premier

magistrat propose de développer une politique sur le couvert forestier pour assurer pour

plusieurs années un taux

stable de verdure dans Prescott-Russell.

« Je ne suis pas contre le fait qu'un agriculteur coupe un arbre chez lui, ni contre le développement immobilier, mais il faut trouver un mécanisme faisant en sorte que si on enlève 40 % à 50 % des arbres quelque part, qu'on doive les remplacer ailleurs sur le territoire. Dans un avenir pas si lointain, il faut en venir à une politique », estime-t-il.

Aucun outil de gestion

Le directeur de l'Urbanisme et de la Foresterie aux Comtés unis de Prescott et Russell, Louis Prévost, abonde dans le même sens. « Il y a plusieurs endroits dans la région où il y a des boisés qui sont défrichés. Nous n'avons aucun outil pour la gestion de cela. Pourtant, les études confirment que la qualité de l'eau, de la flore et de la faune est meilleure avec un couvert forestier de 30 % ».

La mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, s'est toutefois montrée exaspérée par la possibilité de s'ingérer dans ce dossier.

« Si quelqu'un achète un terrain, va-t-on commencer à lui dire ce qu'il doit faire ? On va commencer à gérer les arbres sur son terrain ? » a-t-elle lancé visiblement irritée.

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