L'étude, intitulée « Planification du volet commerce de détail au parc Lansdowne », réalisée par la firme torontoise JC Williams Group confirme que les futurs commerces n'auront pas pour effet d'engloutir ceux du quartier Glebe, qui compte déjà 300 000 pieds carrés d'espaces commerciaux.
« Rien ne dominera ou ne dépréciera le Glebe », estime le consultant John Williams, embauché par la Ville d'Ottawa et le partenaire privé OSEG pour réaliser une étude leur ayant coûté 70 000 $.
« Le Glebe est un quartier très charmant, mais il y a plusieurs commerces qui ne s'y trouvent pas et que les gens voudront avoir. C'est une occasion de remplir ce vide », ajoute-t-il.
Village urbain
Le consultant soutient que le projet ne sera pas un centre commercial ou un rassemblement de magasins à grande surface. Selon lui, l'espace réservé aux magasins autre qu'alimentaire ne devra pas excéder plus de 80 000 pieds carrés.
Ce sera un lieu « unique » ou un « village urbain » offrant un éventail varié de commerces, incluant des aliments spécialisés, des articles de sport, des cafés, des salles de cinéma et des services de santé.
Il y voit notamment cinq restaurants à thème, quatre bistrots, quatre cafés, une pharmacie, une boutique santé, une clinique de médecine sportive, des services de soins de beauté et autres.
Cet amalgame de divertissements, jumelé à un futur hôtel, à des bureaux et aux installations sportives et culturelles sur le site, devrait soutenir des activités 18 h par jour, selon le consultant.
« Préoccupations multiples »
La directrice de la Zone d'amélioration commerciale (ZAC) du Glebe, Catherine Lindquist, juge l'étude préoccupante en ce qui concerne la question du stationnement, du trafic et de l'impact des nouveaux commerces sur ceux existants. Elle émet aussi certaines réserves sur la venue de commerces, tels qu'une nouvelle pharmacie, une épicerie et un cinéma. « J'ai des préoccupations multiples, dit-elle. Nous sommes aussi de retour à ce que proposait initialement OSEG, c'est-à-dire des commerces de 250 000 à 300 000 pieds carrés, ce qui va générer du trafic et fermer le secteur. »
Le président du Marché des fermiers d'Ottawa, Andy Terauds, représentant les agriculteurs vendant leurs fruits et légumes au parc Lansdowne à l'heure actuelle, se dit aussi préoccupé par l'étude. Il souhaite que le marché soit éventuellement installé dans le pavillon Aberdeen. Sans exclure cette possibilité, le consultant souligne que les maraîchers pourraient vendre leurs produits à partir de leurs camions.












