Mais le candidat à la mairie est d'avis que le débat sur le gel des salaires des employés syndiqués doit avoir lieu loin des caméras.
Selon M. Watson, la Ville d'Ottawa doit donner un répit à ses contribuables, qui seront appelés à payer plus d'impôts au provincial et au fédéral dans le but d'éponger les déficits accumulés par ces gouvernements. Un gel des salaires allégerait l'appareil municipal de 1,2 million $ par année.
« J'appuie l'idée d'un gel de salaires pour le maire, les conseillers et les hauts fonctionnaires parce qu'elle est réaliste », a déclaré M. Watson.
L'ancien ministre des Affaires municipales de l'Ontario ne veut toutefois pas voir le débat sur le gel des salaires des employés syndiqués d'Ottawa déraper sur la place publique.
Il rappelle que la Ville n'a pas le pouvoir de leur imposer des gels de salaires comme la province a pu le faire avec ses fonctionnaires, syndiqués ou pas.
« Nous ne devrions pas être en train d'annoncer publiquement quelles seront les offres patronales lors des prochaines négociations en vue du renouvellement des conventions collectives de nos employés municipaux. Ça n'a pas de sens. C'est exactement ce qui est arrivé lors de la dernière grève d'OC Transpo », a opiné M. Watson.
S'il est élu maire, le 25 octobre prochain, M. Watson promet de « tourner la page sur un chapitre acrimonieux dans l'histoire des relations de travail » à Ottawa.
La proposition de geler les salaires des élus et des employés non-syndiqués de la Ville d'Ottawa est venue du conseiller Rick Chiarelli, la semaine dernière, au lendemain du dépôt du budget de l'Ontario. La province doit faire face à un déficit de
21,3 milliards $.
M. Chiarelli a dit vouloir emboîter le pas au ministre des Finances, Dwight Duncan, qui a invité les municipalités ontariennes à imposer, elles aussi, des gels de salaires à leurs employés.











