Dans une lettre ouverte publiée intégralement dans nos pages Forum, Mme Bourgeois tient à préciser une fois de plus qu'elle payait « avec son argent » - environ 2000$ par mois - la location de la Porsche dernier cri. Informations que « certaines personnes » auraient « mal comprises », selon elle.
« Toutes les sommes d'argent versées généreusement par nos donateurs à la Fondation de La Cité collégiale sont consacrées uniquement aux initiatives et aux investissements de la Fondation, dont le fonds de dotation qui assure le versement de bourses à nos étudiants », écrit-elle dans la lettre dont LeDroit a obtenu copie hier soir.
Mme Bourgeois a indiqué au Droit, mardi, que malgré le fait qu'elle trouvait « regrettable » l'émoi causé par son choix de véhicule, il n'était pas question de renoncer à sa Porsche.
Dans sa missive, la présidente de la Cité se dit « désolée » d'avoir blessé qui que ce soit dans cette histoire de voiture qui, écrit-elle, a pris des proportions démesurées.
Depuis environ deux semaines, la Fondation de La Cité collégiale s'est vue retirer officiellement une promesse de don de 50 000 $, en plus de subir la même menace d'au moins 3 autres membres de son conseil d'administration. Pas moins de 350 000 $ seraient en jeu. Ils reprochent tous à Mme Bourgeois de nuire à l'image du collège en se baladant dans une voiture aussi exclusive que la Porsche Panamera S.
Mme Bourgeois avoue aussi avoir été « blessée » par la « virulence » de certains propos formulés à son endroit, et se désole que des donateurs se retirent de la Fondation.
Malgré le désaveu de quelques donateurs, la gestionnaire originaire d'Embrun assure que les activités de recrutement auprès des bailleurs de fonds de la région ne sont pas mises à mal et se poursuivent avec « succès ».
Mme Bourgeois dit croire dans la « force du travail d'équipe ». C'est donc en bon joueur qu'elle décide de mettre de côté son goût pour les voitures de luxe.
« Je vous assure que je tiens énormément plus à la réussite de La Cité collégiale, de ses étudiants et de la communauté franco-ontarienne que je ne tiens à la voiture de mon choix », soutient-elle.
Mme Bourgeois ajoute que personne ne pourra l'empêcher de « conduire La Cité collégiale à de nouveaux sommets », avec l'aide des membres de la communauté qui voudront bien travailler avec le collège francophone d'Ottawa et ses membres, explique-t-elle.
Une rencontre des membres du conseil d'administration de la Fondation est prévue d'ici peu afin de faire le point sur ce dossier.
















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