La nouveau règlement sur l'assurance sans égard à la responsabilité (le no-fault), en vigueur depuis mercredi, établit à 50000$ plutôt qu'à 100000$ l'indemnité de base obligatoire pour les frais médicaux et de réhabilitation après hospitalisation. Les automobilistes devront donc payer plus cher pour retrouver leur protection initiale de 100000$.
Queen's Park explique que les nouvelles règles visent à réduire les abus afin qu'une plus grande partie de l'argent versé en indemnités d'accident serve à traiter les victimes. «Les nouvelles mesures de réforme de l'assurance-automobile favoriseront la stabilité des prix d'assurance-automobile», a fait savoir le ministre des Finances, Dwight Duncan.
Entre 2004 et 2009, les coûts des examens médicaux et des expertises pour les personnes blessées dans des accidents ont augmenté de plus de 250% par voiture, tandis que les coûts des traitements médicaux ont plus que doublé. Le nombre de demandes d'indemnités à la suite d'accidents n'a cependant augmenté que de 13% au cours de la même période.
Pour l'opposition à Queen's Park, cette réforme de l'assurance-automobile n'est rien d'autre qu'une main de plus dans la poche des contribuables. «Au lieu de faire payer seulement ceux qui abusent du système, le gouvernement libéral de Dalton McGuinty a décidé de refiler la facture à toutes les familles ontariennes», a déploré, Lisa MacLeod, la députée progressiste-conservatrice de Nepean-Carleton.
Le gouvernement se défend que les indemnités de base pour les frais médicaux et de réadaptation sont toujours les plus généreuses au Canada lorsqu'on les compare à celles d'autres provinces comme l'Alberta et le Nouveau-Brunswick, dont le marché de l'assurance-automobile est similaire.












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