En Outaouais, plus d'une trentaine d'activités avaient lieu dans le cadre de la 12e édition de l'événement dont un hommage à Frédéric Back, organisé par le Service des arts, de la culture et des lettres de la Ville de Gatineau.
Victime de son succès, des centaines personnes se sont déplacées pour prendre part aux visionnements des deux films d'animations de l'artiste-écologiste de renommée internationales soit L'homme qui plantait des arbres et Le fleuve aux grandes eaux.
S'en est suivi d'un hommage du maire de Gatineau Marc Bureau qui dit s'être inspiré de l'oeuvre de Frédéric Back pour planter plus de 100 000 arbres aux quatre coins de la ville.
À 84 ans, Frédéric Back semble plus engagé que jamais et en avait long à dire sur les compressions budgétaires du gouvernement de Stephen Harper.
«La culture joue un rôle populaire et elle est essentielle dans la vie de plusieurs personnes. Au moment où notre façon de vivre est remise en question et que notre quotidien est chamboulé, il est essentiel d'avoir cette culture pour se rassembler autour de valeur commune. Il ne faut pas que la richesse d'un peuple devienne le privilège de quelques-uns», estime l'artiste toujours aussi vif d'esprit.
Fidèle militant écologique, M. Back a profité de l'ouverture d'une galerie d'art en ligne, composée de photographie des espaces verts de la Ville de Gatineau, pour sensibiliser les citoyens à sa mission qu'il a baptisée Agir Ensemble.
«Il y a quelque temps, c'est les jeunes qui faisaient l'éducation environnementale à leur parent. Aujourd'hui, ceux-ci ont compris mais il reste encore un gros travail de sensibilisation à faire. Il y a des générations après nous et elles ont droit à la vie. Pour atteindre cet objectif nous devons réunir nos forces et travailler tous ensemble», soutient-il.
De Cantley à Thurso
De Cantley à Thurso en passant par Montebello et Wakefield, les villes et villages de l'Outaouais ont tous célébré à leur manière les Journées de la culture.
Dans le secteur Hull à Gatineau, conférences et débats sur l'apport de la culture au Québec étaient à l'horaire. L'ensemble des discussions fera l'objet d'une publication.
À 20 heures, les questions politiques ont été mises de côté pour danser sur la musique des artistes de l'organisme Percussimo & Percufolie.
À Wakefield, le Festival des récoltes a vibré au rythme des cérémonies amérindiennes ancestrales durant toute la fin de semaine et a permis à plusieurs festivaliers de redécouvrir une culture bien souvent oubliée, l'un des objectifs principaux des Journées de la culture.
clamontagne@ledroit.com










