Et que Stéphane Rousseau et Louis-José Houde ont profité du don d'ubiquité pour participer à Dieu merci l'année est finie ! en même temps, ou presque, qu'ils se retrouvaient sur le plateau de TLMEP ? vive les pré-enregistrements !
Le grand gagnant de la soirée du 31 décembre ? Jean-René Dufort, sans l'ombre d'un doute.
Un Bye Bye inégal
À lire les commentaires des téléspectateurs et de chroniqueurs télé à la suite de la présentation du Bye Bye 2008, une évidence frappe : la plus récente mouture suscite autant les débats que les précédentes versions de RBO ou de la bande à Dominique Michel. Est-ce à dire qu'il a été bon ? Pas vraiment...
La chanson d'ouverture a été pour le moins cacophonique. On a à peine vu certains des trop nombreux artistes invités (Alexandre Despatie giguant dans un bol d'eau, était-ce nécessaire ?). Les bons voeux des Chantal Petitclerc, Fred Pellerin et autres, jumelés à la voix douce d'Annie Villeneuve et aux acrobaties des artistes du Cirque Éloize étaient sympathiques, mais détonnaient pour le moins dans l'ensemble. Le décompte a été complètement bousillé. Et les gens ont à peine dansé quand Pierre Lapointe s'est présenté pour lancer 2009 sur une bonne note.
Malgré ces nombreux bémols, Véronique Cloutier a confirmé, une fois de plus, qu'elle possède un indéniable talent d'imitatrice. Son interprétation plus vraie que nature de Julie « C'est tivident » Couillard, dans la savoureuse relecture de la Vraie histoire des Lavigueur, valait son pesant d'or, tout comme sa Céline jouant à Cragniungn.
De son côté, Louis Morissette a offert une prestation digne de mention en imitant Stephen Harper et ce, même si le sketch Occupation Trip est tombé à plat. On ne peut non plus passer sous silence la performance de Patrice Bélanger dans la peau de Michel Villeneuve, dans Les Zoufs olympiques.
Les propos acides de Jean-François Mercier, notamment ceux sur les pauvres ou sur Stephen « la lobotomie à deux pattes » Harper, en ont fait sourciller plusieurs dans leur salon. Si certains saluent son audace, d'autres ? dont j'avoue faire partie ? déplorent sa vulgarité, déplacée pour l'occasion. La ligne est parfois très mince entre être corrosif à souhait, frapper au deuxième, voire au troisième degré, et provoquer le malaise. À ce chapitre, l'entrevue de Denis Lévesque avec Barack Obama, qui a donné lieu à une accumulation de clichés faciles sur les Noirs, tout comme les allusions à Nathalie Simard (une fois, ça passait, mais deux ?) laissaient un arrière-goût douteux en bouche.
Le principal hic, dans ce Bye Bye ? La longueur de la majorité des numéros, incluant les remerciements de l'animatrice. L'incursion chez le clan Roy, qui donnait l'occasion de revenir sur l'impulsivité de Patrick Roy et les poings ? et doigts d'honneur ? de son fils Jonathan s'est vite essoufflée après une première blague « punchée ».
Parmi les bons coups, on retient toutefois le recours à contre-emploi d'une Soeur Angèle aux manches tatouées chantant du AC/DC, d'un André Montmorency en paillettes reprenant le succès I Kissed A Girl, d'une Béatrice Tante Aline Picard interprétant du Marie-Mai, d'un Edgar Fruitier revisitant un tube des Vulgaire Machins et d'un Normand Lamour aux synthés pour livrer Poker Face de Lady Gaga.
La palme à Infoman
Toujours aussi efficace, la revue de l'année d'Infoman aura réservé plusieurs des meilleurs moments de la panoplie d'émissions spéciales présentées le 31 décembre.
D'entrée de jeu, Jean-René Dufort s'est rendu en Alaska pour y rencontrer la coiffeuse de Sarah Palin et la gouverneure elle-même, à l'allure passablement moins « glamour » que pendant la course à la Maison-Blanche. Une Sarah Palin qui a soutenu au micro d'Infoman avoir joué le jeu aussi longtemps qu'elle a pu quand elle s'est fait prendre par les Justiciers masqués ! Il a aussi rencontré Ingrid Betancourt et le rédacteur en chef du Paris Match pour revenir sur le 400e de Québec ? et non du Québec ! ? en plus d'offrir un poste de chroniqueur à Mario Dumont.
Dufort n'a pas hésité à écorcher l'ex-lieutenant-gouverneur Lise Thibault. Après l'avoir entendu tenter d'expliquer des dépenses de 90 000 $ en alcool devant un comité d'élus, il fallait l'écouter parler de sobriété et réclamer des enveloppes pré-affranchies de ses téléspectateurs, alors qu'elle animait une émission intitulée De bien belles choses. Hilarant !
Parmi les autres moments forts d'Infoman : Claude Dubois faisant acte de présence dans une émission de la CBC, les savoureux lapsus de la journaliste Jacynthe Taillon (qui accroche des médailles au c** au lieu d'autour du cou des athlètes en direct pendant les Jeux olympiques !), Simon Durivage (qui accordait la tenue du tournoi de la coupe Memorial à Shawinigan au lieu de Rimouski) et Gino Chouinard (et sa crise de la Listérine, au lieu de la listériose) et le coup de canon libérateur de Maxime Bernier.
Dieu merci l'année est finie !
Avec ses quatre humoristes invités (Lise Dion, Claudine Mercier, Louis-José Houde, Stéphane Rousseau), Dieu merci l'année est finie ! a répondu aux attentes, sans plus.
Mais dire qu'on avait hâte au premier sketch relève de l'euphémisme, tant le tour de table d'introduction à l'émission a été d'un ennui quasi mortel. Sur le plan individuel, Lise Dion a été particulièrement drôle, en adolescente rebelle obligée de prendre la relève de Chaperon rouge dans une pièce de théâtre pour enfants. Mais dans le numéro collectif, où les quatre invités étaient tous des célibataires à la recherche de l'âme soeur en cette veille du jour de l'An, Stéphane Rousseau a volé la vedette, ce qui lui a d'ailleurs permis de mettre la main sur le trophée de la soirée.
Tout le monde en parle,
une formule gagnante
Réussissant à réunir une impressionnante brochette d'invités de tous les horizons (humour, politique, etc.) sur leur plateau, Guy A. Lepage et Dany Turcotte ont fait la preuve que Tout le monde en parle demeure une formule gagnante pour revisiter l'actualité ou mettre en valeur les personnalités ayant fait les manchettes. Entre les confessions de Jack Layton et Gilles Duceppe ? qui se sont déjà vu nus ! ? et l'accolade de Jean Charest et Pauline Marois ? « Avez-vous fait garder le p'tit ? » leur a demandé le fou du roi, en notant l'absence de Mario Dumont ? les deux heures trente de TLMEP ont été fort bien remplies.











