Il faut réglementer les nouveaux médias, disent les artistes au CRTC

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Il faut réglementer les nouveaux médias, disent les artistes au CRTC

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Raymond Legault, président de l'UDA.

Photo: archives La Presse

 

Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Un regroupement d'artistes et d'artisans demande au CRTC de réglementer les entreprises canadiennes de nouveaux médias, afin qu'elles aussi soient assujetties comme les télévisions généralistes aux normes de contenu canadien, par exemple.

Le regroupement mené par l'Union des artistes a expliqué mardi à la presse le mémoire conjoint qu'il présentera au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Le CRTC tiendra à compter du 17 février des audiences sur la radiodiffusion canadienne par les nouveaux médias.

Ces audiences sont d'une importance capitale pour l'avenir de la place de la culture canadienne et des créateurs dans les médias, ont clamé ces groupes à l'unisson. «La bataille est grosse», s'est exclamé le président de l'UDA, Raymond Legault.

Fait inusité, le CRTC a reçu pour cette audience des mémoires de Google, Microsoft et Apple, parmi les 153 mémoires soumis par des habitués comme Quebecor-TVA, Radio-Canada, Corus, CTV Globemedia, Astral Media, Rogers, Shaw Communications et même les entreprises plus associées à la téléphonie comme Bell et Telus.

Actuellement, les nouveaux médias bénéficient d'une exemption de la réglementation prescrivant certains pourcentages de contenu canadien dans la programmation. A l'époque où cette exemption leur avait été accordée, en 1999, les nouveaux médias étaient moins importants qu'ils le sont aujourd'hui.

Or, la diffusion d'émissions de télévision sur le site internet du même télédiffuseur, par exemple, est devenue chose courante aujourd'hui, ce qui a engendré une nouvelle donne, soulignent les artistes et artisans. Ceux-ci veulent donc que la réglementation sur ce contenu canadien, par exemple, suive le télédiffuseur sur Internet.

M. Legault croit que si les nouveaux médias ne sont pas réglementés, les télévisions généralistes voudront aussi cesser d'être réglementées.

Les groupes qui ont présenté un mémoire conjoint sont l'Union des artistes, la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC), la Guilde des musiciens, la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs (SPACQ), la Société du droit de reproduction des auteurs, compositeurs et éditeurs du Canada (SODRAC), l'Association des réalisateurs ainsi que l'Alliance québécoise des techniciens de l'image et du son (AQTIS). Ensemble, ils représentent plus de 20 000 membres.

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