Le spectacle SoulCity s'est installé au Théâtre du Casino du Lac-Leamy, il y a quelques jours, et il y sera jusqu'au 18juillet, avec des prestations les vendredis et samedis, à 20h.
À ne pas manquer si l'univers de Marvin Gaye, Michael Jackson, Aretha Franklin, Stevie Wonder, Diane Ross, Barry White et Al Green est votre tasse de thé.
C'est la mienne et j'ai passé une belle et agréable soirée, vendredi. Une grande soirée, devrais-je ajouter. Grande en raison du choix des chansons. Un choix judicieux et sensé.
Grande, surtout avec la performance vocale des quatre interprètes, tous très polyvalents. Ils chantent merveilleusement bien et ils sont capables d'intéressantes chorégraphies. Grande aussi avec la participation des quatre musiciens dont l'excellente guitariste Cécile Doo-Kingué. Son solo dans Purple Rain a été particulièrement réussi.
SoulCity, c'est quatre tableaux, tous assez révélateurs. Le premier célèbre l'amour à travers les chansons, le deuxième, l'inspiration, le troisième, la célébration et le dernier et ultime, l'explosion. Il y a bel et bien eu une certaine forme de défoulement à l'intérieur du Théâtre, vendredi. Une salle adaptée à ce genre de spectacle. Chaises et tables ont remplacé les traditionnels fauteuils.
Le rideau se lève sur une scène occupée par le quatuor de musiciens. Puis un projecteur s'allume au-dessus d'Alan Prater et la chanson de Marvin Gaye, Let's Get It On. Le chanteur, une icône, a été abattu par son père, en 1984 et son répertoire est devenu un incontournable de la musique Soul.
Chapeau à l'équipe de production pour avoir «cassé» son spectacle avec une pièce du grand Marvin. Chapeau aussi Alan Prater, un ancien choriste de Michael Jackson. Sa voix est puissante et toute en subtilité. L'interprète, un habitué du Montréal Jubilation Choir, a énormément de charisme. Il peut à l'aide d'une seule note, faire lever une foule.
De Jackson à Rose
C'est aussi un des traits de ses trois collègues, Maude Buisson, l'instigatrice de cette revue musicale avec la claviériste Michael Litresits, Marie-Christine De Pestre et Danny Blanco. Ils peuvent passer d'une chanson de Jackson à un titre de Ross sans heurts. Un autre trait les réunissant, ils sont d'une grande crédibilité.
Des temps forts, il y en a à satiété dans SoulCity. Impossible de résister à Danny Blanco et à sa version de deux pièces de Michael Jackson Don't Stop Till You Get Enough et Man in the Mirror. Il chante et il danse comme le roi de la pop, décédé subitement, il y a un peu plus d'une semaine. Le groupe en a profité pour souligner l'apport de Jackson à la musique soul. Il en a fait autant avec Mahalia Jackson. La grande dame décédée en 1971 a été une pionnière du Gospel au pays de Barack Obama. On peut entendre sa voix et Amazing Grace au début du deuxième tableau.
On ne demeure pas indifférent quand les chanteuses Buisson et De Pestre s'offrent une interprétation de Bad Girls de Donna Summer.
Je pourrais rappeler tous les numéros tellement ce spectacle est bien rodé et bien pensé. Au point où la foule se lève et danse à l'invitation des interprètes et les salue quand ils se promenant à travers les allées de la salle.
Il n'y a rien de surprenant dans cela, le spectacle atteint son zénith à la toute fin avec le classique de Prince, Purple Rain, emprunté à Jimi Hendrix. Une belle façon de préparer le rappel, Let's Go Crazy encore de Prince.
C'est donc l'apothéose avant le retour à la maison.
Pour y aller
QUOI ? SoulCity
QUAND ? Les vendredis et samedis, jusqu'au 18 juillet, à 20 h
OÙ ? Théâtre du Casino du Lac-Leamy
RENSEIGNEMENTS ? www.admission.com ou 1-800-361-4595
Majoanisse@ledroit.com,











