Bilan mitigé pour Musiqu'en Nous

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Bilan mitigé pour Musiqu\'en Nous

Agrandir

Le Festival Musiqu'en Nous s'est clos hier, à Montebello. Moment mémorable des festivités, le spectacle de Daniel Bélanger, samedi, ponctué de longues interprétations frénétiques des grands succès du chanteur québécois.

Guy Nantel, collaboration spéciale

Marthe Lemery
Le Droit

Le festival Musiqu'en Nous s'est achevé hier soir sur son nouveau site de la marina de Montebello. Une 16e édition qui ne fera sans doute pas ses frais mais qui, sous d'autres aspects, a procuré pleine satisfaction à ses organisateurs.

L'édition marquée par un soleil éclatant et une chaleur que certains auraient voulus moins écrasante n'a pas permis d'attirer les spectateurs en masse, comme les organisateurs l'auraient souhaité. Quelque 4000 spectateurs ont défilé dans l'enceinte clôturée de la marina durant les 5 jours d'activités, ce qui était un peu en deçà des espérances tout comme les recettes aux guichets , quoique le temps exceptionnellement beau et chaud a au moins eu des retombées positives: les ventes de bière ont surpassé celles de l'an dernier!

 

Un résultat satisfaisant

«Compte tenu de la série de tuiles qui nous sont tombées dessus cette année: coupure de nos subventions gouvernementales, hospitalisation de notre directeur artistique à trois semaines de l'événement, perte de notre site traditionnel et un nouveau site qui, la veille de l'ouverture, était encore tout détrempé par la pluie... On peut se dire très heureux du résultat obtenu», note Julie Mercier, laquelle a dû, en catastrophe, relever il y a une semaine le défi de diriger le Festival.

Selon la directrice par intérim du Festival, la fréquentation aux spectacles a été satisfaisante, se situant entre 300 et 450 par soir sous le grand chapiteau, quoique les attentes élevées pour Yvon Lambert et le Bébert Orchestra, jeudi soir, ou encore pour le concert de jazz d'Émilie-Claire Barlow, ne se soient pas concrétisées. «Le déménagement vers ce nouveau site a-t-il joué? La publicité a-t-elle eu des ratés? La canicule nous a-t-elle nui? Toutes ces questions-là, on va se les poser dans notre post-mortem», assure la jeune directrice.

Selon elle, il est encore trop tôt pour dire si le déficit de cette année, s'ajoutant à ce qui reste du déficit majeur de 2007, risque de compromettre la survie du Festival. «C'est sûr que 2009 était une année charnière. Nous traînons encore 18000$ de déficit, après avoir fait un profit l'an dernier. Si on veut survivre, il nous faudra peut-être envisager de nouvelles options, comme celle de rendre l'entrée au site payant. Par ailleurs, nous avons prouvé que le site de Montebello était attrayant et que la population et les commerçants du village étaient prêts à tout faire pour nous aider. Si on y revient l'an prochain, il faudra par contre améliorer le drainage du terrain et les installations électriques.»

Daniel Bélanger envoûtant

Le seul spectacle ayant fait le plein de spectateurs sous le grand chapiteau, celui de Daniel Bélanger samedi soir, s'est déroulé dans une ambiance survoltée, accentuée par la canicule. Sur la scène, les musiciens suaient, et sous le chapiteau qu'aucune brise d'air n'animait, le public s'épongeait. Mais qu'importe la chaleur, la prestation valait son pesant d'or!

Sur scène, l'auteur de Les temps fous, la guitare collée au corps, multipliait les longues séquences improvisées avec ses deux excellents acolytes, Carl Bastien, aux claviers et à la guitare, et Jean-François Lemieux, à la basse, pendant qu'Alex McMahon gardait le tempo à la batterie, pour donner à ses chansons archiconnues un côté frénétique, plus hard, qu'on ne lui connaissait pas.

En première partie du spectacle de Daniel Bélanger, Guillaume Gagnon, le gagnant de la dernière édition du festival de la chanson de Granby, a mis le public dans sa poche dès sa deuxième chanson.

Avec sa bouille sympa, ses paroles narquoises, un sens de la repartie imbattable et des petites mélodies fines et sans prétention, l'auteur-compositeur-interprète de Saint-Malachie a vite démontré qu'il n'était pas que du menu fretin, qu'il avait du coffre et de la substance.

Bref, toute l'antithèse des star-académiciens!

Après quatre courtes chansons, le public en redemandait. On ne peut souhaiter que des vents favorables nous le ramènent, pour un show complet.

Plus intime fut le spectacle d'Émilie-Claire Barlow, vendredi soir dans l'atmosphère feutrée du Château Montebello, devant quelque 120 spectateurs séduits. Un show de grande classe par une interprète racée, qui revisite le répertoire de jazz, de swing, de samba, pour les servir, de sa voix fraîche et pétillante.

D'agréables découvertes

Parmi les découvertes de cette 16e édition, il faut noter le groupe Papagroove, une formation d'une dizaine de musiciens qui ont transformé le parterre du grand chapiteau en une immense piste de danse, vendredi soir, et le quatuor vocal High-Shop, quatre gars de Trois-Rivières qui ont déambulé pendant trois jours en divers lieux publics de la Petite-Nation pour faire entendre leurs vocalises a cappella d'airs classiques ou populaires.

Un coup de coeur pour tous ceux qui ont eu le bonheur de les entendre.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer