Une auteure et son ukulélé

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Une auteure et son ukulélé

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L'Américaine Victoria Vox, qui montera ce soir pour la toute première fois sur une scène canadienne, sera présente tous les jours sur le site du Festival folk d'Ottawa.

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Valérie Lessard
Le Droit

Son ukulélé au bout des doigts, Victoria Vox chante aussi bien les hauts et les bas de sa relation avec son père - et de sa vie de troubadour - que les affres de partager son amoureux avec l'ex de ce dernier.

Elle chante même son besoin de liberté en français, sur la pièce C'est noyé. De passage dans la capitale dans le cadre du Festival folk d'Ottawa, l'Américaine de 30 ans, dont la musique se teinte de folk, de jazz, de pop et de rock, entend bien profiter de l'occasion pour prouver que l'ukulélé peut être bien plus que l'instrument kitsch auquel tout le monde pense a priori. Car, pour sa part, elle marie aux sonorités gaies de celui-ci celles de la guitare électrique, de la batterie... ou encore du piano jouet !

« Pour moi, il s'agit d'un instrument comme les autres, d'une petite guitare qui accompagne bien ma voix, tout simplement. De toute façon, je ne suis pas une joueuse d'ukulélé, mais une auteure-compositrice-interprète qui s'adonne à jouer de l'ukulélé, tient-elle à préciser dans un sourire. Le plus difficile, quand je dis ça, toutefois, c'est de convaincre les gens de tendre l'oreille à mes chansons, puisqu'ils ont des idées préconçues face à cet instrument. »

Victoria Vox, qui jouait de la guitare depuis 13 ans, a eu le coup de foudre pour l'ukulélé quand un copain lui en a mis un dans les mains, il y a six ans de cela. « J'ai tout de suite aimé les tonalités légères que je pouvais en tirer », raconte la musicienne.

Des thèmes plus tristes

Avec ses quatre cordes, l'ukulélé a néanmoins modifié sa façon d'écrire et de composer. « Ça m'a obligé à rester simple dans mes mélodies, qui doivent être, du coup, très solides. Ça m'a aussi forcé à travailler encore plus mes textes. L'ukulélé a beau être associé à des rythmes ensoleillés, à la base, je ne voulais surtout pas être prise pour toujours chanter des trucs joyeux ou drôles. Je ne m'empêche pas d'explorer des thèmes plus tristes, grâce auxquels mon instrument prend justement une autre texture », soutient Victoria Vox, qui compte deux albums à son actif (Victoria Vox and Her Jumping Flea et Chameleon, ce dernier entièrement réalisé par Mike Tarantino, dont le nom est associé à James Blunt).

Pièces en français

Celle qui est tombée sous le charme de la langue de Molière à 16 ans, lors d'un échange étudiant en France, espère un jour écrire un album complet en français.

« Sur chacun de mes disques, j'ai tenu à enregistrer des pièces originales en français. Mais je peux aussi reprendre des chansons de Céline Dion, de Francis Cabrel, de Manu Chao. Parce que je parle français, il m'arrive souvent de donner des spectacles dans des écoles aux États-Unis où existent des programmes d'immersion », souligne l'artiste.

C'est noyé, sur laquelle elle s'accompagne autant de son ukulélé que d'une trompette et d'une boîte... de vis à bois qu'elle secoue en cadence, lui a d'ailleurs permis de remporter un prix aux plus récents International Acoustic Music Awards.

Victoria Vox, qui montera ce soir pour la toute première fois sur une scène canadienne, est présente tous les jours sur le site du Festival folk, que ce soit en prestations solo (ce soir) ou en compagnie d'autres musiciens.

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