B comme Brel, Brassens, Béart, Bécaud... ce soir et demain à la Quatrième salle du CNA

La chanson française avec un grand B

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La grande chanson française, la très belle chanson française, ça vous dit ? (Photo courtoisie)

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Photo courtoisie

Marc-André Joanisse
Le Droit

La grande chanson française, la très belle chanson française, ça vous dit ?

Si c'est le cas, on vous suggère fortement une visite à la Quatrième salle du Centre national des arts, ce soir et demain.

Ils seront cinq, le trio de Maurice Boyer, Jean-Pierre Picard et Gilbert Troutet en compagnie du bassiste Paul Parent et du musicien invité et multiinstrumentiste, Gaëtan Troutet.

Ensemble, ils vont interpréter des titres du merveilleux répertoire des B. B comme dans Brel, Brassens, Béart, Bécaud. B aussi comme dans belle soirée en perspective.

Le groupe s'est réuni une première fois, il y a trois ans, au Dépanneur Sylvestre, dans le cadre de la série Les Cabarets rive-gauche, initiée par le pianiste, Jean-Pierre Picard. « Le spectacle tournait surtout autour du répertoire de Jacques Brel, s'est souvenu Gilbert Troutet. Les Brassens, Béart et Bécaud se sont ajoutés par la suite. »

Pourquoi Brel ?

« Il y a un aspect universel à sa chanson, a-t-il dit. On l'a beaucoup chanté et il a été un animal de scène. Il brûlait littéralement les planches et les arrangements de ses chansons sont merveilleux. »

« Il a laissé beaucoup de place à l'imagination de l'arrangeur a renchéri Jean-Pierre Picard. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de le voir en spectacle. »

Et Brassens ?

« Son répertoire est le plus varié, le plus accessible, mais pas le plus simple. Il a touché à une variété de sujets ce qui rend le spectacle intéressant. »

« On s'amuse avec ses arrangements, a insisté Jean-Pierre Picard. On a jazzé certaines de ses chansons et ça rend le spectacle un peu plus cool. Aussi, Maurice Boyer est un spécialiste de Brassens, un véritable jukebox. »

On arrive à Béart.

« Il est le seul des quatre encore vivant, a commenté Gilbert Troutet. Il a essayé plein de choses et les nostalgiques de Béart sont nombreux. On entend l'accordéon français et certains de ses textes sont loufoques »

Le groupe entame d'ailleurs son spectacle avec une de ses chansons, La vérité. « Une chanson construite comme une dissertation. Une chanson avec du punch. »

On n'a pas oublié Bécaud.

« Comment l'oublier. Plusieurs de ses chansons sont des classiques. »

Choix déchirants

Sur scène, la formation va interpréter plus de 20 chansons, retenues après en avoir obtenu le consensus.

« Pas facile à faire ce choix. On a retenu les chansons que le public souhaite entendre et avec lesquelles on a du plaisir sur scène. »

On songe entre autres, à Amsterdam de Brel, à Quidam de Béart et à Nathalie de Bécaud.

« Il y a un engouement certain pour cette chanson et le public nous l'a témoigné au fil des ans. »

L'ensemble sera de retour sur scène, le 10 novembre, à la salle Jean-Despréz de la Maison du citoyen de Gatineau. Avec une, deux et peut-être même trois nouvelles chansons. L'ombre d'un autre B, Boris Vian plane sur cette prochaine prestation.

du Centre national des arts

RENSEIGNEMENTS ? 819-777-6233 ou 819-332-1694

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