Steve Hill & The Majestiks présentent The Damage Done ce soir au Club Addiction

Une spontanéité rapidement retrouvée

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Steve Hill a vécu de grands moments, cet été. Il a fait la première partie... (Photo courtoisie)

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Marc-André Joanisse
Le Droit

Steve Hill a vécu de grands moments, cet été. Il a fait la première partie de Jeff Beck, au Festival international de jazz de Montréal.

Jeff Beck a été un des guitaristes de l'ancien groupe The Yardbirds. Ironie du sort, Steve Hill propose une relecture de Lost Woman, justement composée par Beck, sur son dernier album, The Damage Done, en compagnie des Majestiks.

« On s'est rencontré après sa prestation et on a jasé un peu. Comme tous les autres grands guitaristes, il a été d'une grande générosité. Ces gens-là sont très affables. Avant qu'il ne quitte, mon agent lui a remis une copie de mon dernier album. On ne sait jamais. »

Jeff Beck n'est pas le premier grand guitariste rencontré par Steve Hill. Au fil du temps, il a assumé la première partie de spectacles de Buddy Guy, B.B. King, Jimmy Vaughan, ZZ Top et Ray Charles.

« Ce sont des musiciens que je respecte énormément. Plusieurs m'ont influencé à mes débuts et continuent de le faire. »

Steve Hill sera en spectacle ce soir, au Club Addiction dans le cadre de la série « Virée blues Boréale ». Sa première guitare, il l'a obtenue à l'âge de 13 ans. Une Norman acoustique. « C'était à mon frère et il l'avait laissé traîner dans une garde-robe. »

La suite est palpitante. Il a troqué sa guitare sèche au profit d'une guitare électrique et il a donné ses premiers spectacles, à l'âge de 15 ans. Il a mis le cap sur Montréal trois ans plus tard et depuis, il gagne sa vie avec la musique.

« Plus jeune, j'écoutais les premiers disques de Led Zeppelin et je me voyais interpréter ce genre de musique sur scène. En réalité, je ne me voyais pas faire autre chose dans la vie. »

Cinq jours de travail

Les relents des premiers disques de Led Zep et de son guitariste Jimmy Page sont omniprésents dans les chansons du dernier de Steve Hill, The Damage Done. Un disque qui a demandé cinq journées de travail dans un studio d'enregistrement. Ce qui n'est pas fréquent.

« Oui, on était prêt pour passer aux dernières étapes, après la cinquième journée. On voulait recréer l'énergie du groupe sur scène et on y est parvenu. Toutes les partitions musicales ont été captées dans un trait. Seules les voix ont été retravaillées. On s'est rappelé le premier album de Black Sabbath. Ozzie Osborne et ses collègues avaient mis trois heures pour l'enregistrer. »

Steve Hill et ses musiciens étaient à la recherche de la spontanéité et ils l'ont vite retrouvé. « On a fini le travail du disque et le lendemain, on proposait ses chansons à Chicoutimi. Pour nous, c'était mission accomplie. »

Le guitariste et ses musiciens s'en promettent pour leur prestation de ce soir, à au Club Addiction. Ils vont interpréter la plupart des chansons du dernier album et des précédents. Le disque entamera sa vie européenne dans les premiers mois de 2010 où il sera distribué par la compagnie Sony.

du Portage. Gatineau

RENSEIGNEMENTS ? 819-771-6677 ou www.clubaddiction.ca

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