L'historien Jacques Lacoursière en conférence à la Société Gatineau Monde

Revivre la bataille des Plaines d'Abraham

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Tel un fin limier, Jacques Lacoursière s'amuse à... (Archives, La Presse)

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Tel un fin limier, Jacques Lacoursière s'amuse à recouper les informations des uns et des autres pour éclairer cet épisode mythique du Québec.

Archives, La Presse

 

André Magny
Le Droit

Qu'elle s'intègre à la Guerre de Sept ans, à la French and Indian War ou à la Guerre de la Conquête, la bataille des Plaines d'Abraham marque depuis maintenant 250 ans l'imaginaire québécois.

Mais sait-on réellement ce qui s'est passé entre 1759 et 1760 ?

Ce soir, le populaire historien Jacques Lacoursière donnera la parole à ceux et celles qui ont vécu de près les moments tragiques du siège de Québec, lors de sa conférence à la Société Gatineau Monde.

Dans sa causerie, largement inspirée de son dernier livre Québec, ville assiégée 1759-1760, paru aux Éditions Septentrion et écrit en collaboration avec Hélène Quimper, historienne à la Commission des champs de bataille nationaux à Québec, Jacques Lacoursière donnera la parole aux acteurs et aux témoins de ces heures cruciales pour la cité de Champlain.

Un événement marquant

S'il est vrai que ce qui s'est passé un 13 septembre 1759 dans le champ d'Abraham fait encore jaser dans les chaumières québécoises - la controverse entourant l'historique événement Le moulin à paroles en est une belle preuve -, le créateur d'Une épopée en Amérique est cependant d'avis que la bataille elle-même « est très secondaire ».

S'inscrivant dans le cadre d'une véritable première Guerre mondiale, l'épisode des Plaines aura peu de poids lors du Traité de Paris en 1763 selon le conférencier.

Ce soir, à la salle Jean-Despréz, M. Lacoursière rappellera que le roi Louis XV préférera la richesse du sucre antillais au sirop d'érable du Canada.

Et pourtant, il semble que William Pitt, le premier ministre anglais, aurait été d'accord pour que la France garde sa colonie au nord de l'Amérique faisant ainsi contrepoids aux visées indépendantistes des colonies américaines.

Tel un fin limier, Jacques Lacoursière s'amuse à recouper les informations des uns et des autres pour éclairer cet épisode mythique du Québec.

Gageons que dans sa conférence, il mentionnera que, lors de l'expédition contre Québec, messieurs les Anglais étaient accompagnés de 500 femmes.

« Il y avait des infirmières, mais comme ils n'aimaient pas laver leur linge, ils emmenaient aussi avec eux des blanchisseuses ! »

Celui qui a aidé à rendre l'histoire plus populaire au Québec mettra en scène une cinquantaine d'acteurs et témoins, tant dans les camps français qu'anglais.

Son dernier livre n'est d'ailleurs pas loin de ressembler à une pièce de théâtre, où ceux qui bombardent et incendient répondent aux assiégés.

QUAND ? Lundi 5 octobre, à 19 h 30

RENSEIGNEMENTS ? www.gatineaumonde.com

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