À l'occasion de G-Anime 2010, un festival d'animation japonaise au Palais des congrès

Plus de 1000 otakus envahiront Gatineau

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Dominique La Haye
Le Droit

Attention ! À compter de ce matin des centaines de jeunes costumés en Pokémon et autres héros colorés de mangas prendront d'assaut le Palais des congrès de Gatineau à l'occasion de G-Anime 2010, un événement qui célèbre la culture populaire japonaise dans toute sa splendeur.

Il s'agit de la deuxième édition du festival d'animation japonaise, le seul événement du genre à se dérouler dans la région de la capitale nationale et ce, dans les deux langues officielles.

À l'instar des autres événements mondiaux de ce type, G-Anime se veut le lieu de rassemblement des amateurs de jeux vidéos, de mangas - des bandes dessinées japonaises - et des dessins animés.

« C'est un grand rassemblement social, dans une ambiance Peace and Love, sans drogue ni alcool », lance l'organisateur de l'événement, Luc Biron.

Si l'an dernier, la première édition avait rassemblé plus de 800 personnes, M. Biron s'attend à ce que le festival en attire plus de 1000, aujourd'hui et demain, provenant d'Ottawa, de Gatineau, mais aussi de Québec, de Montréal et d'ailleurs.

Un tel festival unilingue anglais a déjà existé à Ottawa, mais n'a pas survécu. M. Biron a décidé de relever le défi l'an dernier de faire renaître l'événement à Gatineau et en offrant du contenu tant anglophone que francophone. G-Anime se targue même d'être le festival d'animation japonaise offrant le plus de contenu dans la langue de Molière au pays.

Des Otakus !

Dans le jargon, les événements comme G-Anime porte le nom de « convention ». Ceux qui participent à ces conventions sont des « otakus », sorte de « nerd ». L'expression japonaise désigne de façon plutôt péjorative une personne recluse qui s'isole pour ne vivre que de sa passion : mangas, jeux vidéos et dessins animés.

« Je suis un otaku, mais dans le sens positif. Je ne suis pas renfermé, mais suis demeuré extra-enfantin malgré mes 30 ans. Il ne faut pas chercher de vocation philosophique à l'événement. Le but c'est d'avoir du plaisir. C'est un coin de création, un lieu sympathique et très jovial », explique M. Biron.

Ce genre d'événement attire les jeunes de 12 à 27 ans. Dans la métropole québécoise, l'événement intitulé Otakuthon a attiré plus de 5000 jeunes au Palais des congrès de Montréal, l'an dernier.

Au menu

À Gatineau, les participants pourront avoir accès à une « mangathèque » comprenant plus de 1000 titres de bandes dessinées.

Une salle des marchands de 10 000 pieds carrés offrira au public l'occasion d'acheter des mangas, des jeux vidéos, des dessins animés, des costumes et autres accessoires caractérisant les personnages héroïques. Il y aura aussi trois salles de diffusion de dessins animés japonais traduits, affichant Le Chevalier d'Éon, Sakura chasseuse de cartes, Sous le signe des mousquetaires et autres.

Des concours de costumes ou l'art du « cosplay » (voir l'autre article) auront aussi lieu. Ils visent à recréer de A à Z l'allure et le caractère des personnages d'animation.

Divers ateliers sont aussi à l'horaire, dont certains qui permettront aux participants de discuter avec des doubleurs professionnels, dont Stéphane Rivard, qu'on peut retrouver dans Bakugan, Spider Rider, Décadence, le film des Simpson, ainsi que Nicolas Savard L'Herbier, la voix d'Éon de Beaumont dans Le Chevalier d'Éon.

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