Au point d'y aller d'une petite prédiction, son spectacle devrait être parmi les finalistes à celui de l'année au prochain gala de l'ADISQ. Si ce n'est pas le cas, il faudra le décrier.
Un coureur de longue distance durant ses moments libres, Perreau a fait dans la haute voltige avec une prestation sans bavure et habilement bien rodée. En plein le genre de spectacle dont on a besoin à cette période-ci de l'année.
La toile de fond est son quatrième disque en carrière, Un Serpent sous ses fleurs, disque qui lui a valu le titre d'auteur-compositeur de l'année en 2009 à l'ADISQ. Il en a interprété dix, il y a quelques heures, preuve que ces chansons-là ont bien passé la rampe.
La première pièce a donné le ton à cette grande soirée. Son titre, Le plus beau rêve, une chanson hallucinante au possible avec sa magnifique montée de claviers et sa fin digne de la première cuvée de King Crimson.
Yann Perreau a cette faculté de savoir composer des musiques à la fois intelligentes, recherchées et rythmées. Il y a peu ou pas de répit dans ses spectacles et c'est justement ce que le public souhaite. Un public séduit et conquis par cet artiste original et capable de magnifiques pas de danse. Il a même offert une démonstration du Moon Walk sur les premiers accords de Billie Jean, de Michael Jackson. En fait, il a bougé durant une bonne partie du spectacle. Le public aussi.
Le plus beau rêve terminé, il a fait le saut dans Le Marcheur rapide avant de s'arrêter à L'Amour se meurt, Ma Dope à moi et Pousse-moi des ailes. Toujours interprétées avec énormément d'entrain et de précision.
Un des rares moments intimes est survenu quand il a fait Je marche à toi. Intime et touchante. La dernière partie du spectacle avait de quoi soulever la foule avec des titres tels La vie n'est qu'une salope, Conduis-moi et Grande brune. Tout ça avant une série de judicieux rappels, La Chanson la moins finale et Le Pays d'où je viens. Et pour clore le tout, Beau comme on s'aime. Rien de moins.
Les projecteurs se sont éteints et les lumières dans la salle se sont allumées. Le public a quitté. Ravi et comblé.
Yann Perreau n'aura guère le temps de se reposer, car il s'envolera bientôt pour l'Europe. Il est attendu à Paris, le 10 mars, à Genève, le lendemain et à Portes-lès-Valence, le 13.
Il sera de retour à la salle Jean-Despréz, le 25 novembre. À ne pas manquer, si vous avez raté le rendez-vous d'hier soir.










