« C'est drôle que tu fasses ce lien-là , parce que je me souviens très bien m'être dit, à l'époque de Chicago, que ce serait vraiment l'fun de revenir sur une scène parisienne en tant que moi-même ! lance Véronic DiCaire, à l'autre bout du fil. À ce moment-là , je n'aurais pas pu m'imaginer que je retournerais bel et bien à Paris, non pas en tant que chanteuse mais avec un spectacle d'imitations ! Pour moi, c'est un rêve qui se réalise. »
C'est au printemps dernier que tout s'est joué. Intrigué par le succès remporté par une certaine Véronic DiCaire au Québec, le producteur français Gilbert Coullier a contacté René Angélil pour savoir qui était cette artiste dont il entendait parler jusqu'à Paris. L'époux et gérant de Céline Dion a convaincu M. Coullier de venir la voir sur scène à Montréal. Les choses ont déboulé à partir de ce moment. « Ça fait longtemps qu'on savait que ç'allait se concrétiser, mais on a voulu attendre que toutes les ficelles soient solidement attachées avant de l'annoncer officiellement », explique la principale intéressée, jointe par Le Droit quelques heures avant la conférence de presse d'hier.
Depuis quelques mois, la trentenaire s'approprie tranquillement le répertoire de plusieurs chanteuses françaises. « Je sais très bien que je ne pourrai pas traîner dans mes valises toutes mes 'voix'. C'est sûr qu'on va pouvoir garder Isabelle Boulay et Lynda Lemay, par exemple, parce qu'elles sont très connues et appréciées du public là -bas. Je vais aussi pouvoir y présenter ma musicographie de Céline Dion, en insérant quelques titres que Jean-Jacques Goldman a écrits pour elle. Mais, en plus de Vanessa Paradis que je fais déjà , je vais devoir ajouter des France Gall, Dalida, Maurane et autres. Les Français sont, paraît-il, très impressionnés que je puisse imiter autant d'Américaines, et je vais tabler là -dessus aussi. Je suis consciente qu'on va devoir adapter le spectacle et je suis très à l'aise avec ça », souligne-t-elle.
En fait, elle prévoit déjà de couper dans le gras, puisque la version qu'elle offrira à Paris sera de 60 minutes au lieu des 90 minutes actuelles, et qu'elle se rapprochera d'une saveur à la Las Vegas, avec une série de tableaux. « Je vais devoir limiter mes interactions avec le public et aller droit au but, mentionne-t-elle. Je m'en vais leur en mettre plein les yeux et les oreilles ! »
Ce n'est qu'à la fin du mois de novembre, alors qu'elle s'établira à Québec pour une série de spectacles au Capitole, que Véronic DiCaire et ses comparses Marc Dupré et Louis-Philippe Rivard, s'attelleront à la tâche de peaufiner le tout. Les gens de l'Outaouais pourraient d'ailleurs avoir droit, lorsqu'elle reviendra à la Maison de la culture de Gatineau, en janvier, à un avant-goût, « puisque ce sont les dernières représentations qu'on donne au Québec avant de partir pour la France, et qu'on va sûrement vouloir en roder quelques-uns de nos nouveaux numéros », précise-t-elle.
Au Théâtre de la Gaité Montparnasse, elle partagera l'affiche avec l'animateur, humoriste et présentateur Arthur, une figure très connue en Europe francophone.
Véronic DiCaire profitera aussi de son séjour outre-Atlantique pour présenter, le 1er avril, un numéro spécial dans le cadre de Paris fait sa comédie, un événement auquel elle a déjà participé, au printemps 2008. « J'étais une recrue bien verte, à ce moment-là . J'ai hâte d'y reprendre part parce que j'ai gagné en assurance et que je vais sûrement en profiter encore plus », clame-t-elle.
Quelques jours plus tard, elle se rendra à Monaco pour joindre les rangs des Sérénissimes de l'humour. Cette première véritable offensive la mènera ensuite en tournée aux quatre coins de l'Hexagone, espère-t-elle.











