Le coeur des Penguins, c'est vraiment « Mad Max »

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Le coeur des Penguins, c\'est vraiment « Mad Max »

Agrandir

Associated Press

Marc Brassard
Le Droit

Les principes de neutralité journalistique ont pris le bord vendredi soir.

Au fil des années dans mon métier, on se forge une carapace et il n'y a pas grand-chose qui nous émeut dans les parties et événements qu'on est appelé à couvrir. L'amateur de sport en nous n'a pas d'équipe favorite, il espère seulement qu'il aura une bonne histoire à raconter pour le journal du lendemain et que le match ne s'éternisera pas trop, de façon à ce qu'on puisse respecter l'heure de tombée.

Une larme de joie

Mais je dois vous l'avouer bien franchement ce matin : quand Marc-André Fleury a passé la coupe Stanley à Maxime Talbot après la victoire de 2-1 des Penguins contre les Red Wings lors d'un septième match de la finale où il avait compté les deux buts des siens, j'avais une larme de joie au coin de l'oeil.

Ce n'était pourtant pas la première fois qu'un joueur que j'avais couvert dans les rangs junior touchait au but ultime de tout hockeyeur : avant lui, il y avait eu Jiri Fischer - aurait-il fait une différence en finale pour les Wings si ses problèmes cardiaques ne l'avaient pas poussé à une retraite prématurée ? - et Colin White, trois fois avec les Devils du New Jersey. Les autres anciens Olympiques comme Luc Robitaille, Stéphane Matteau, Martin Gélinas, Benoît Brunet et Pat Burns étaient avant mon temps sur le « beat » du junior au Droit, même si j'ai souvent eu l'occasion d'écrire à leur sujet plus tard.

Mais depuis que Charles Henry a réussi un vol qualifié en expédiant Alexandre Giroux - meilleur compteur des séries de la Ligue américaine et champion de la coupe Calder avec ses Bears de Hershey samedi soir, par un drôle de hasard - aux Huskies de Rouyn-Noranda en retour d'une recrue de 16 ans, ainsi que du défenseur Dominic D'Amour et d'un premier choix qui allait devenir Charles Fontaine le 7 janvier 2001, il n'y a probablement personne qui m'a donné plus de « bonnes histoires » que celui que j'ai surnommé « Mad Max » après un match où il avait été particulièrement étourdissant.

Je me souviens encore de la première fois où je l'avais rencontré, après l'échange. « Ma force est mon intensité, je suis un gars assez constant... D'ici deux ans, j'espère devenir un joueur d'impact », avait-il alors déclaré, confiant en ses moyens.

Il ne s'était pas trompé : deux ans plus tard, il était le capitaine des Olympiques quand ils ont gagné la première de deux coupes du Président consécutives, devenant le premier club de la LHJMQ à aller gagner un septième match de la finale à l'étranger, à Halifax. Un autre drôle de hasard.

Malgré deux saisons de 100 points avec les Olympiques, Talbot savait que pour connaître du succès et accéder à la LNH, il devrait d'abord être un joueur responsable défensivement et carburant à l'émotion. Quand Evgeny Malkine a dit à la blague pendant la finale qu'il « n'a pas de mains », Talbot était le premier à en rire parce qu'il sait que c'est en partie vrai : s'il était vraiment habile, il aurait connu des saisons de 150-200 points dans le junior, lui qui marquait à peu près sur une échappée sur les cinq qu'il obtenait à force de travailler comme un forcené.

Il ne blaguait pas tard vendredi soir quand il a lancé pendant son point de presse « qu'il y a bien des gars dans la Ligue américaine qui sont plus habiles que moi ». Peut-être même qu'il pensait à Alexandre Giroux quand il a lancé cette boutade qui a fait rire les collègues sur place à Détroit.

Mais il n'y a pas de gars dans les mineures qui ont le coeur plus gros que Mad Max, qui sont aussi positifs dans un vestiaire et enthousiastes une fois rendu sur la patinoire. Il est devenu un leader sous nos yeux à Gatineau, poussé à prendre des responsabilités énormes à un jeu âge par son entraîneur du temps, Benoît Groulx, avec qui il demeure proche.

Dans les multiples entrevues qu'il a données après avoir offert la performance de sa vie, il a déclaré à un moment donné que Sidney Crosby était « le coeur et l'âme » des Penguins.

Je pense que ce fut la seule erreur de Mad Max lors du « plus beau jour de sa vie » : le coeur des Penguins de Pittsburgh, c'est vraiment lui.

Je lui ai envoyé un message texte tard vendredi soir pour le féliciter et lui dire de « bien s'amuser avec Stanley ». Samedi, il m'a répondu pour me remercier. Comme le « party » est pris à Pittsburgh, où les Penguins ont été présentés à la foule hier lors d'un match des Pirates avant leur parade aujourd'hui, il n'a pas eu le temps de me rappeler, ce qui est bien compréhensible.

Ce n'est que partie remise. Et comme il n'a toujours encore que 25 ans, « Mad Max » n'a pas fini de faire vivre des émotions fortes à ceux qui suivent sa carrière avec intérêt.

En vitesse

Les séries sont terminées et il faut que je lève mon chapeau devant Denis « la Bottine » Gratton, qui a aisément remporté notre « pool de prédictions d'experts » avec 13 bonnes sélections en 15, incluant la victoire des Penguins qu'il avait prévue dès le mois d'octobre. Sylvain St-Laurent l'a suivi à 11 en 15, tandis qu'Alain Sanscartier, qui pensait que les Wings l'emporteraient en finale, était 10 en 15. Je ferme la marche avec huit bonnes sélections en 15, la victoire des Penguins m'ayant au moins permis de finir au-dessus de la barre des ,500... Notre ami Érik Bédard a raté son départ de samedi contre les Rockies du Colorado en raison de raideurs à l'épaule. Rien de grave cependant, les Mariners s'attendant à ce qu'il puisse revenir au monticule à son prochain tour dans la rotation, vendredi en Arizona.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer