«On n'a pas procédé à l'aveuglette» -Robert Weemaes

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Aréna Robert-Guertin

[ Politique ]

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Tout sur le dossier de la rénovation de l'aréna Robert-Guertin et de l'entente de partenariat public-privé entre les Olympiques et la Ville de Gatineau. »

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«On n\'a pas procédé à l\'aveuglette» -Robert Weemaes

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Le directeur général de la Ville de Gatineau, Robert Weemaes.

Archives, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

Le directeur général de Gatineau, Robert Weemaes, a été la cible de plusieurs critiques hier quand il a admis avoir fait cavalier seul pour négocier le projet d'agrandissement de l'aréna Guertin.

 La ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau a refusé d'approuver l'entente de 28 millions négociée par M. Weemaes car elle aurait nécessité, selon son ministère, « une demande de soumissions publiques ».

« C'est essentiellement moi qui ai mené le dossier, en compagnie des conseillers juridiques et des représentants des Olympiques [...] On avait un calendrier excessivement serré », a expliqué M. Weemaes au lendemain du veto de la ministre.

Il a toutefois nié avoir reçu ses ordres du cabinet du maire Marc Bureau. « Le chef de cabinet (Luc Bouvier) n'a pas été impliqué ».

Pour élaborer le projet de partenariat public-privé avec les Olympiques de Gatineau, M. Weemaes dit s'être appuyé sur trois avis juridiques, à trois étapes différentes du projet. Dans les trois cas, dit-il, les « opinions écrites » des spécialistes confirmaient qu'une demande de soumissions n'était pas nécessaire.

Surprise

En outre, M. Weemaes soutient avoir eu de nombreux échanges avec les employés du ministère des Affaires municipales pour valider certains points de l'entente. Des discussions de « cuisine » interne, qui tournaient surtout autour de « modalités administratives ».

M. Weemaes se dit d'autant plus surpris du refus de la ministre que Québec a autorisé au moins quatre projets identiques à celui qu'il a concocté avec les Olympiques de Gatineau. Des ententes conclues à Boucherville, Pierrefonds-Roxboro, Delson et Sainte-Catherine qui impliquaient toutes, selon lui, un bail emphytéotique et un bail de location à long terme.

« Quand je vous ai proposé ce projet, a repris M. Weemaes à l'intention des membres du conseil municipal, notre démarche ne s'appuyait pas sur l'inspiration du moment, on n'a pas procédé à l'aveuglette. »

Il a laissé entendre que l'ampleur du projet de 28 millions, et sans doute la controverse qui a entouré toute l'affaire, a influencé la décision de la ministre Normandeau. « Il y a un facteur d'évaluation ou d'interprétation (de la loi) qui appartient à la ministre et c'est le bout qu'on ne peut nuancer ou interpréter », a-t-il conclu.

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