La ministre qui l'a précédée aux Affaires municipales, Louise Harel, a déjà agi de la sorte dans le cas d'un partenariat public-privé négociée par la ville de Boucherville peu avant les fusions municipales de 2002 et qui ressemblait beaucoup au cas de Guertin.
Le maire de Gatineau, Marc Bureau, juge pour sa part que la ministre Normandeau aurait dû autoriser le projet de partenariat de 28 millions $ qui a été négocié entre sa ville et les Olympiques de Gatineau.
« (La ministre Normandeau) aurait eu le pouvoir de l'autoriser et je pense que ça en aurait valu la peine. La décision passait par elle. Mais ça, c'est politique, ça lui appartient. De notre côté, on va passer à autre chose. On reprend le projet à neuf, on va suivre les étapes qu'il faut suivre. On va bien le faire. »
Négocié entre la Ville de Gatineau et les Olympiques, le partenariat de 28 millions $ aurait permis la transformation de l'aréna actuel en un amphithéâtre de 5800 places.
La ministre Normandeau a refusé d'autoriser l'entente qui « aurait nécessité une demande de soumissions publiques ».
De passage à Gatineau pour les assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec, hier, la ministre Normandeau a expliqué son approche par rapport à la centaine de demandes d'engagement de crédit en provenance des villes qui aboutissent chaque année sur son bureau.
« Moi, généralement, je me plie aux recommandations de nos affaires juridiques, parce qu'on a des experts au ministère qui analysent les tenants et aboutissants sur les lois par rapport à des dossiers de cette nature-là », a dit Mme Normandeau.
Et dans le cas de l'entente négociée entre la Ville de Gatineau et les Olympiques de Gatineau, les recommandations étaient claires. « Moi, je ne peux pas fermer les yeux sur les éléments soumis à mon attention par notre service des affaires juridiques. On me dit : 'un, ce n'est pas un partenariat public-privé et, deux, la municipalité aurait dû avoir un processus de soumissions publiques'. Alors il y a des lois qui existent, qui sont très, très, très claires. »
Devant le refus du ministère d'autoriser le projet de Guertin, le maire Bureau s'est résigné à reprendre tout depuis le début.
Une demande de soumissions publiques sera lancée d'ici peu, à temps pour la réception des soumissions à l'automne.












