Le maire Marc Bureau devait discuter de la construction d'un nouvel aréna au centre-ville avec le caucus des cinq députés libéraux de l'Outaouais.
La rencontre avec le maire a toutefois été annulée, en raison de l'absence de certains députés, a appris LeDroit. Les députés présents hier avaient tous déjà eu droit à la présentation du maire sur le projet de centre multifonctionnel.
Échéance
L'annulation de la rencontre survient à quelques semaines du délai que s'est fixé le maire Bureau pour confirmer le financement du projet de 80 millions. L'édifice comprendrait notamment une nouvelle patinoire pour les Olympiques de Gatineau et une salle de spectacle de 5000 sièges.
Début juillet, le maire s'était donné 90 jours pour convaincre les deux gouvernements d'investir 50 millions dans le nouveau centre multifonctionnel, ce qui nous amène au début octobre.
Selon nos informations, l'échéance pourrait être encore plus rapprochée. La construction du nouvel édifice exigerait l'expropriation de deux quadrilatères complets du centre-ville à l'angle des rues Wellington et Montcalm. Or, certains des propriétaires menacés d'expulsion ont compris que la Ville se donnait jusqu'au 15 septembre pour trancher, soit d'ici un peu plus de deux semaines.
D'ici à ce que la question du financement se précise, l'emplacement du futur aréna continue de soulever des débats passionnés. Pour la conseillère Denise Laferrière, il ne fait nul doute que l'emplacement retenu par la Ville, juste devant le Théâtre de l'Île, est le meilleur possible. Tout comme elle le fait sur son blogue, Mme Laferrière a profité de la séance du conseil municipal, mardi soir, pour livrer un vibrant plaidoyer en faveur de ce projet capable, selon elle, de relancer enfin le centre-ville de Gatineau.
Terrain « sous-utilisé »
Le déménagement de Guertin permettrait de construire 700 nouveaux logements sur la rue Carillon et de revitaliser ce terrain « sous-utilisé » du centre-ville. L'insuffisance de stationnement du futur centre multifonctionnel, soulevée par des détracteurs, est en réalité un « faux débat », selon elle. Des ententes avec le fédéral rendraient disponibles près de 1500 places de stationnement les soirs de match.
Enfin, Mme Laferrière ne se décourage pas devant les déclarations des députés, tant fédéraux que provinciaux, qui répètent que les coffres de l'État sont vides. « Notre orientation est la bonne. On doit aller chercher notre part du gâteau. On paie des taxes et on a le droit d'avoir des infrastructures de valeur chez nous. Il faut arrêter de croire qu'on est nés pour un petit pain. On est nés pour un gros pain, et on veut le manger ! »
D'autres membres du conseil municipal émettent toutefois des doutes sur la capacité d'un aréna à relancer le centre-ville. La question du financement en chicote aussi plusieurs. En entrevue plus tôt cette semaine, le maire-adjoint, Joseph De Sylva, a laissé entendre qu'en l'absence d'une aide gouvernementale, le plus simple serait peut-être de reconstruire un nouvel aréna sur le site actuel de la rue Carillon.
L'homme d'affaires Gilles Desjardins a proposé un projet concurrent et souhaite construire un nouvel aréna près de l'autoroute 50. D'autres voix suggèrent de bâtir le nouvel aréna sur les anciens terrains de l'hippodrome d'Aylmer.












